Furyō Manga : Une histoire de délinquants

Le furyō manga qu’est ce que c’est? Grossièrement résumé, c’est les mangas de voyous, avec des types à bananes ou cheveux décolorés qui circulent en bandes sur de grosses motos et qui hésitent jamais a se mettre sur la tronche. Mais les amateurs du genre savent que les furyō mangas c’est bien plus que ça…

Furyō manga, Kezako ?

Perso, j’aime les furyō mangas qui sont bien plus que de simples mangas de bastons. Mais un furyō manga qu’est ce que c’est exactement?

Le terme Furyō vient de « furyou koui shonen » un terme japonais qui désigne le mauvais comportement d’un jeune adolescent et par extension les petits délinquants/voyous mais aussi les mangas dont c’est le sujet. Souvent représentés en bandes avec tout l’attirail correspondant; motos customs, cheveux décolorés, clope au bec, veste de combat etc… c’est un genre qui répond a différents codes/schémas clairs qui ne sont évidemment pas immuables mais qui en font sa spécificité. On y retrouve en vrac des éléments comme des guerres de pouvoirs en milieu scolaire, des guerres de territoire/conflits avec des bandes rivales, des bandes/gangs hiérarchisés, des codes d’honneurs, des principes forts d’amitié de fidélité, de sacrifice pour le groupe ou pour l’honneur et/ou la réputation de l’école. Et évidemment des bastons monumentales en groupe ou en 1 VS 1, des démonstrations de forces à coup de 1000 motos de Zoku qui surgissent de nulle part, des éléments comme le tokkōfuku, les motos transformées, et toute l’iconographie liées. Le tout se passant généralement en marge de la société, on est principalement dans le registre de la délinquance juvénile avec tout ce qui y est liés même si certains titres vont plus loin.

Les titres furyō mettent en scène des protagonistes qui sont scolarisés ou en âge de l’être, si les personnages principaux sont adultes, on est plus dans du furyō manga. La fin des études, le passage a l’âge adulte et l’entrée dans la vie active marquant un passage net entre délinquance juvénile ou poursuivre le parcours dans l’illégalité et s’affilier a un gang/clan mafieux, devenir escroc, usurier et autres joyeuseté pas nettes. La première option étant de se ranger et de passer le relais comme on le voit dans nombre de titres du genre.

Evidemment c’est pas une science exacte, certains titres peuvent utiliser un ou plusieurs de ces schémas, d’autres a peine les effleurer mais pourtant être des furyō mangas.  Et a contrario, certains titres qui utilisent ces mêmes schémas ou ces mêmes codes n’en sont pourtant pas…

Développons un peu tout ça avec un exemple clair:

Prenons un des personnages furyō le plus connu:  Eiikichi Onizuka de GTO, qui est un titre très connu et souvent cité comme un furyō manga, mais qui en fait n’en est pas un. Oui Gto n’est pas un furyō manga. Le « préquel » de GTO, Shonan Junai Gumi/Young GTO est par contre 100% un furyō manga. Pour ceux qui ne connaissent pas, c’est la première série de Toruu Fujisawa qui met en scène Onizuka, dans sa jeunesse, cette fameuse jeunesse qu’on nous tease dans GTO. Et elle est parue bien avant GTO, qui est en réalité sa suite directe.

Onizuka est un pur personnage furyō, y’a aucun doute là dessus, mais deux éléments clairs font que GTO n’est pourtant pas un furyō manga.

  • Même si ça se passe dans une école Onizuka n’est plus scolarisé et est entré dans la vie active (Et ceux qui ont lu Shōnan Junai Gumi savent qu’il s’est cassé le cul pour ça).
  • GTO ne traite réellement aucun des enjeux ni des éléments typiques exposés plus haut, même si Onizuka règle souvent ça à la manière d’un furyō (Et ceux qui ont lu Shōnan Junai Gumi savent qu’il a toujours fonctionné comme ça).

Le Onizuka de GTO est simplement un ex-délinquant juvénile qui a gardé le comportement et les réflexes de son adolescence là ou le Onizuka de Shōnan Junai Gumi est un pur zoku qui trace sa route a coup de poing.

En gros, c’est pas parce qu’il y a un perso typé furyō dans un truc et que ça se bastonne un peu, que ça en fait automatiquement un furyō manga, c’est plus compliqué que ça. Car des personnages typés furyō on en trouve dans pas mal d’œuvres… Et pas spécialement toujours dans des mangas du genre.

Oga Tatsumi de Beelzebub, Knuckles dans HXH, Urameshi et Kuwabara dans Yuyu Hakusho ou Batte-Man dans One Punch Man sont clairement tournés comme des personnages furyō. Sakuragi dans Slam Dunk aussi. Le gang de Buccellati dans Golden Wind, ou pas mal de joueurs de base ball dans Rookies pareil… Et dans une moindre mesure le personnage de Jotaro dans Jojo’s bizarre adventure est aussi typé furyo. Et les exemples sont nombreux.

Pourtant aucun des titres cités ci-dessus ne sont des furyō mangas.

Comme on le voit via les quelques exemples cités plus haut et ce qu’on va voir plus bas, le furyō a beaucoup influencé/imprimé les autres genres et donc il est facile de se tromper. Car l’imagerie furyō c’est dense, riche et vaste, ça s’adapte et colle à tous les genres et a toutes les cibles éditoriales et c’est une des raison de son rayonnement. Et c’est un genre a part entière avec ses codes propres qui puise ses origines dans un morceau bien réel de la contre-culture japonaise. Encore méconnu/mal compris par ici, au Japon certains titres furyō font pourtant jeu égal avec les seinen, les shōnen, les shōjo etc. de genres divers -Fantastique, Aventure, etc. dans les rayons des libraires et dans les tops des ventes…

batte man


Une histoire de délinquants

Plus haut j’ai parlé de « Zoku », qui est l’abréviation du terme Bōsōzoku. Grossièrement résumé, on pourrait dire que c’est une contre-culture rassemblant des groupes de jeunes délinquants organisés en groupes structurés et hiérarchisés. Ils conduisent des motos et des voitures customs, défilent en cortège en faisant un maximum de bruit et organisent aussi des courses illégales. Mais si on gratte un peu c’est bien plus que ça et on va voir dans les grandes lignes pourquoi Zoku et Furyō sont intimement liés.

L’origine des Bōsōzoku remontent aux années 1950 mais le phénomène a atteint son apogée dans les années 70-80 où on recensait des gangs de plusieurs milliers de membres. Oui milliers. Et certains étaient loin d’être des enfants de chœur et trempaient dans différents trafics, en plus des bagarres, des courses illégales et autres joyeusetés. C’est en 1972, après une énorme manifestation de groupes de motards dans la préfecture de Toyama, qu’ils furent officiellement appelé bōsōzoku par la presse. Mais le sujet est trop vaste et pointu pour que je le développe pleinement ici et surtout le sujet de ce billet c’est le furyō manga , on va donc juste se concentrer sur le parallèle entre bōsōzoku et furyō.

Les zoku organisés en clans, partageant un code de conduite, des valeurs, roulant librement et imprudemment, un peu marginalisé et ne respectant pas les lois comptait évidemment parmi eux des jeunes délinquants adolescents. Il n’est donc pas rare de voir des personnages qui naviguent entre les deux univers. D’ailleurs zoku et furyō sont liés et partagent énormément de codes ne fut-ce que vestimentaire, comme la veste de combat ou l’uniforme, ou encore le fait de s’armer de battes de baseball, de bokkens, de chaines, etc. Mais aussi des trucs comme le respect du groupe, et/ou d’un code d’honneur, se battre pour le nom/l’honneur du gang etc.  Pourtant un furyō n’est pas forcément un zoku, mais un zoku est forcément un furyō, la nuance est importante.

Les deux univers sont donc liés, la frontière entre les deux plutôt floue et nombres de furyō mangas mettent en scène ces fameux zoku. Dans les deux cas, c’est quelque chose qui est unique au Japon, un univers et une délinquance codifiés et ancrés depuis des décennies.

zoku

J’ai évoqué plus haut l’après délinquance juvénile et faire partie d’un gang de zoku serait un moyen de mettre un pied dans la pègre. En effet les gangs de bōsōzoku serait la porte d’entrée vers la mafia japonaise, yakuzas et bōsōzoku partageant de notoriété publique des liens ambigus depuis longtemps… Mais c’est un autre sujet et un autre genre de mangas.

Revenons au furyō manga et ce qu’on vient d’évoquer va prendre toute son importance,

Les origines du genre en manga remontent à la fin des années 60 alors que le manga comme le Japon connaissent une profonde mutation/révolution. Le Japon est dans une période de croissance économique forte qui modifiera durablement le pays et coté manga, certains auteurs cherchent a se détacher des mangas et du style jugé enfantin d’Osamu Tezuka qui règne en maitre sur le monde du manga. Cette volonté de s’en détacher donna notamment naissance au Gekiga, des parutions qui traitent d’histoires et de thèmes plus réaliste, social ou sombre. Ce renouveau marquera différents auteurs comme Tetsuya Chiba, et Asao Takamori/Ikki Kajiwara et leur désormais cultissime Ashita no Joe, qui raconte l’histoire et le parcours de Joe Yabuki, un orphelin issu des bidonvilles japonais d’après-guerre mais qui possède un don inné pour la boxe. C’est un des premiers héros entier, violent, menteur, égoïste qui marque une réelle séparation avec les héros « purs » de shōnen manga de l’époque. Quelque part il ouvre la porte a un nouveau type de héros moins lisse, plus réaliste et cet adolescent entier, déterminé et surtout bagarreur inspirera de nombreux héros de shōnen et de nekketsu en particulier mais aussi les protagonistes des premiers furyō manga…

Des titres comme Otoko Ippiki Gaki Daishou (de Motomiya Hiroshi) qui raconte le parcours de Mankichi Togawa, un lycéen issu d’un village de pêcheurs. A la force de ses poings et de ses convictions, il va se lancer dans une quête qui le mènera à devenir le chef de gang numéro un du Japon. La série issue du Jump aura un énorme succès chez les garçons comme chez les filles et marquera des auteurs comme Masami Kuramada ou Tetsuo Hara. Malgré tout on trouve des prémices du genre comme Yuuyake Banchō (de Shoji Toshio et du même Ikki Kajiwara que pour Ashita no Joe) dès 1967, même si le titre aborde la chose principalement par le prisme du sport, tout les ingrédients sont déjà là.

Finalement ces premiers furyō mangas sont un reflet et prennent leur source dans un morceaux de la société japonaise des années 60 en commençant à mettre en scène ces phénomènes de jeunes « marginaux » se regroupant en bandes, usant de violence, rejetant la société, parfois déscolarisés et comme beaucoup d’œuvres de cette époque, les premiers furyō mangas puisent dans la réalité pour se nourrir. Une réalité artistique car le moment ou le genre éclot n’est pas anodin mais aussi dans une réalité sociale, car ces bandes de jeunes a moto (ou non), cette délinquance hiérarchisée, codifiée sont une réalité qui finira sublimée dans différents médiums et par une myriades d’auteurs…

Et petit à petit, œuvre après œuvre, succès après succès, ces banchō, ces yankee, ces sukeban, ces furyō -réels ou de papier- ont marqués durablement de leur empreinte le monde du manga et de la pop culture japonaise…

Shona Junai Gumi

Si jusqu’à présent on a surtout évoqué des mecs et des bastons de bonhommes, les filles ne sont pas en reste et elles aussi font dans la délinquance et la baston. Ces délinquantes sont appelés des Sukeban et comme les garçons elles suivent des règles et des codes de conduite stricts au sein de gangs organisés et hiérarchisés. Les premiers gangs se sont formés en réaction au refus des gangs masculins d’accepter des membres féminins, et comme on est jamais mieux servi que par soi-même…

Elles arborent des codes vestimentaires clairs comme la jupe longue (qui permet de cacher des armes), les manches retroussées lorsqu’elle portent un sailor fuku ou encore le tokkōfuku pour certaines. D’autres portent aussi un masque pour ne pas être reconnues. Et comme les mecs, elle s’adonnent à la baston, conduisent de grosse motos, livrent des guerre de territoires, enfreignent les lois, etc. En gros elles n’ont rien a envier aux bonhommes a ce niveau.

Et exactement comme les banchō/yankee/furyō, les sukeban sont devenus un sujet et des personnages populaires dans les mangas. Des persos comme Madoka Ayukawa de Kimagure Orange Road, Midori Megure de Detective Conan ou Arisa Uotani de Fruits Basket qui sont d’anciennes sukeban, Sailor Jupiter/Makoto Kino dans Sailor Moon qui en a le look typique, Yankumi dans Gokusen, ou Geeko dans Bloody Delinquent Girl Chainsaw qui sont clairement des Sukeban.

Si on voit apparaitre des sukeban dans pas mal de titres et dans pas mal de furyō, hélas, aucun furyō manga mettant en scène uniquement des sukeban n’est parvenu jusqu’ici.

Et perso, je tuerais pour voir arriver Sukeban Deka...

sukeban


Bien plus que de la baston pour de la baston

Si le furyō manga c’est un genre connu, représenté et ancré au japon, ici c’est pas la même limonade. Si les éditeurs ont bien essayé de tenter l’aventure furyō dès le début des années 2000, faut avouer que la liste des furyō mangas parus en français n’est pas bien longue et que pas mal ont été des échecs commerciaux lors de leurs sorties… Racaille Blues parait en 2002 aux éditions J’ai Lu et on peut pas dire que ce fut un franc succès mais néanmoins les 42 tomes sont sortis. Une chance que n’ont pas eu d’autres titres comme Gangking, Worst ou Clover. Après une pause de 2013 à 2016 suivi d’un changement d’éditeur au Japon, Gangking ne sera jamais repris par Taifu, Clover sera stoppé au bout de 7 tomes par 12bis et Worst sera stoppé par Panini du jour au lendemain au tome 16. En 2005 quand sortent les premiers tomes de Young GTO, on peut pas dire que ce soit l’émeute malgré la présence d’Onizuka. En 2008, Kana retente l’aventure furyō avec Bakuon Rettō de Tsutomu Takahashi qui est une plongée autobiographique dans les bandes de zokus et la délinquance juvénile japonaise. Et si c’est un must read pour beaucoup, de nouveau on peut pas dire que ce soit un succès commercial.

Il faut attendre 2019 et la sortie de Tokyo Revengers chez Glénat pour qu’un gros coup de projecteur soit porté sur le genre et qu’on commence a parler de vrai succès commercial pour un titre du genre. Et l’anime dispo sur les plates formes de streaming a encore fait gonfler le truc. Donc face au succès et a la demande pour des titres du genre, les éditeurs ont commencé petit a petit a retâter le terrain du furyō avec quelques titres courts, pour finalement en 2022 voir Racaille Blues ressortir chez Pika.

La porte serait t’elle doucement en train de s’ouvrir?

Racaille-blues

Bref,

C’est vrai, vu les thèmes et certains pitchs, de prime abord, on pourrait penser que le furyō manga c’est juste de la baston sans rien derrière. Un truc bourrin, ou des gars se mettent sur la gueule pour des enjeux « débiles » comme la réputation ou des guerres de territoire. Oui mais non, le furyō manga c’est bien plus que ça. Car si le tout est souvent emballé dans un manga de baston, c’est toujours plus profond et subtil que ça en a l’air. Les personnages de furyō manga ne sont pas que des brutes sans cervelles et sans cœur et il y a toujours plus si on se donne la peine de gratter le vernis et de creuser un peu.

Pour illustrer mon propos je vais reprendre GTO en exemple, car c’est un titre que quasi tout le monde connait et en plus comme on l’a vu Onizuka est un pur personnage de furyō manga.

En lisant GTO on peut n’y voir qu’un manga humoristique et musclé mettant en scène un prof loufoque dans différentes situations et généralement en conflit avec des élèves ou sa hiérachie. Pourtant GTO délivre de vrais messages, comme le harcèlement scolaire, l’acceptation des autres/de soi ou la dénonciation de certaines des dérives du système scolaire japonais. Et dans un furyō manga on retrouve aussi ce genre de messages… Parce que les voyous ont aussi une morale, des valeurs et des idées a défendre même s’ils le font avec leurs poings ! Ici tout est avant tout, histoires d’amitiés, de valeurs, de sentiments, d’honneur et de faire ce qui est juste. Et généralement les gars arrivent a se foutre dans de sacrés merdiers pour aider un pote, régler une situation pourrie ou simplement parce qu’ont les y a mis.

La psychologie des principaux personnages et antagonistes est rarement mise de coté et généralement une composante importante du récit qui pousse le truc plus loin que de la baston pour de la baston, les furyō mangas sont peuplés de personnages justes, entiers et qui sonnent vrais. Tantôt attachants, tantôt détestables, ils laissent rarement indifférents. Le tout généralement livré dans un titre musclé et rythmé, peuplé de perso badass et charismatiques. Car les protagonistes des furyō mangas sont généralement haut-en-couleurs, comme peut l’être Onizuka.

Alors oui, c’est parfois violent et cru, voir très cru et même par moments amoral pour certains titres mais c’est lié au genre et comme dis plus haut, faut voir le message derrière…

Un peu comme disait Jamel Debbouze à propos de son père ;

« Toi tu vois que les coups de poings, tu vois pas l’amour qu’il y a derrière »

De par ses origines et ses thèmes,  le furyō manga est un genre plus terre a terre, parfois même social, car généralement ancré dans la réalité et dans son époque. Pouvant difficilement apporter aux récits des touches fantastiques, des supers pouvoirs etc. les auteurs doivent miser sur leurs bande de racailles et sur de bonnes histoires pour asseoir et pimenter le récit… Certains auteurs sont même d’anciens voyous/zoku qui ont réellement gravité dans ces univers, ce qui ajoute aussi a l’authenticité de certains récits…

Bien sûr, dans cette myriades de titres que forme le furyō manga, y’a a boire et a manger, certains sont plus ou moins réalistes d’autres plus  « fantasques » et/ou humoristique, d’autres plus connotés shōnen nekketsu… On retrouve en effet des titres furyō dans des magazines seinen, shōnen, shōjo, c’est un genre qui a un spectre énorme et qui finalement rayonne sur l’ensemble du paysage manga. Et pas que manga…


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Le mot de la fin

Comme on vient de le voir au cours de cette présentation -qui ne fait pourtant que survoler l’étendue du morceau- , le furyō c’est en genre riche, dense et bien plus profond qu’il n’y parait. En plus de puiser ses racines dans un véritable phénomène de contre-culture qui lui même puise dans l’histoire du Japon. Pas étonnant qu’il ait autant imprégné toute la pop-culture japonaise au point d’être représenté dans la plupart des mediums (Cinéma, littérature, JV…) et perdure encore aujourd’hui.

Alors amateurs de bastons monumentales et épiques, de persos badass et haut-en-couleurs, de moments d’epicness avec des mecs et des filles qui en ont, de belles valeurs, de beaux messages mais qui au final ne se résume pas qu’a ça, foncez, le genre est vaste, riche et vaut vraiment le coup.

Et si vous ne devez en lire qu’un, lisez Bakuon Rettō !


Un énorme merci à mes furyō sûrs, Sowon et Léon Brando pour leur temps et leurs pistes/conseils/corrections.
.
Lexique:
  • Tokkōfuku : littéralement; costume d’assaut spécial, c’est une veste de combat que porte les zokus lors des défilés ou des combats
  • Yankee : Synonyme de voyou/furyō, même si le terme n’est plus trop utilisé par ici, il est encore utilisé régulièrement au Japon.
  • Banchō : Terme ancien (pré zoku/furyo) qui fait référence au chef des délinquants juvéniles dans les collèges/lycées.
  • Bokken : Sabre de bois utilisé principalement pour l’entrainement
  • Sailor fuku : Uniforme scolaire féminin japonais typique, inspiré des costumes de marin.
Sources :

11 commentaires

  1. Je n’ai qu’un mot à dire : Superbe somme !
    Tu résumes à merveille le genre et donne envie d’y plonger. Je pense redonner sa chance à Bakuon Rettô que je dois encore avoir chez moi même si je n’avais pas accroché à l’époque, car avec toutes ces clés, ma lecture risque de changer. Merci !

    Aimé par 1 personne

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