Bakuon Rettô

Je vais être franc, je me fais la main avec WP en postant quelques vieux articles et aussi pour donner un peu de contenu à ce blog.

Il n’empêche! Je vais parler de Bakuon Rettô, un excellent seinen (injustement méconnu) publié aux édition Kana. Lui donner un peu visibilité ne lui fera pas de mal !

Vous aimez les loubards et les bandes de motards? Alors lisez ce billet !

gallery_474_359_8471Synopsis:

Takashi Kase, jeune garçon de 15 ans, timide et effacé est un lycéen paumé…

Comme quasiment tous les adolescent de 15 ans, il a fait quelques « conneries » et à cause de celles-ci, ses parents décident de déménager dans un quartier plus calme.

Dans son nouveau collège, Takashi se fait remarquer par quelques uns de ses nouveaux camarades de classe à cause d’un autocollant collé sur son cartable. Un autocollant d’une marque de pièce de moto… A partir de ce simple autocollant donné par un de ses senpaï, Takashi va s’engouffrer de plain-pied dans le monde des jeunes à moto, les Bosozokû* et petit à petit en devenir un !

Un premier rassemblement nocturne au sein des Zéros suivit d’un second auront vite fait de convaincre le jeune homme que c’est ce qu’il recherche, ce dont il a besoin pour exprimer sa soif de liberté. Petit à petit, Takashi se prend au jeu au point d’en faire le centre de sa vie.

Il se décolore les cheveux, porte une tenue de combat et se laisse peu à peu happer par cet étrange monde de la nuit…

Les parents de Takashi qui en déménageant voulait préserver leur fils, assistent impuissant à son décrochage familial et scolaire, les virées en motos, les guerres de gangs et les courses-poursuites avec la police étant devenu la priorité de leur fils.

Takashi se forge peu à peu le caractère en s’enfonçant chaque jour un peu plus dans l’univers des Zokus.

Mais tout n’est pas rose, surtout au sein d’une bande de motards…

Verdict :

Vous avez aimé GTO et/ou Young GTO, Racailles Blues & consorts et en particulier les « racailles » qui en peuplent les pages ?

Les loubards décolorés et leurs imposantes motos ont toujours exercé sur vous une étrange fascination ?

gallery_474_359_109220Alors vous aimerez Bakuon Rettô, un seinen nerveux et endiablé qui constitue une immersion unique et réaliste dans l’univers particulier des bandes de motards (les Bosozokû* ou Zokus*) qu’on peut apercevoir dans beaucoup de mangas.

Même si le style graphique et narratif est différent des œuvres précitées, l’immersion dans le fonctionnement et la vie quotidienne des bandes de Zokus vous passionneront…

La narration et le dessin sont diablement efficaces et collent parfaitement au thème abordé ici par Tsutomu Takahashi (l’auteur) et nous permettent une immersion totale dans l’univers ! Pas de fausses notes ou d’extrapolation, la plupart des situations et histoires racontées ici sont très réalistes !

Et pour cause, Tsutomu Takahashi ayant lui-même été un Zoku (et ayant même fait partie de la fameuse bande des Zéros durant les années 80) nous livre ici un récit très largement autobiographique, cru, noir, furieux et réaliste au possible.

L’histoire de Takashi c’est en fait un peu la sienne (Takahashi/Takashi ^^)
Mais c’est n’est pas simplement un récit autobiographique, le tout est dynamisé (et certainement enjolivé ^^) pour donner un récit prenant, rythmé et immersif.Bakuon Rettô, en plus d’une très bonne histoire de liens et d’amitiés c’est aussi le portrait d’une jeunesse paumée dans le Tokyo des années 80 mais surtout une immersion totale et furieuse dans l’univers implacable des zokûs… Et tout ça via le parcours chaotique de Takashi, coincé entre la fin de l’adolescence et l’entrée dans le monde adulte, qui en refusant de suivre la voie qui lui était imposée découvre soudainement qu’une autre vision de la vie est possible…

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Beaucoup de personnages peuplent les pages de Bakuon Rettô, certains sont anecdotiques mais d’autres « puent la classe » et débordent de charisme et auront une influence certaine sur le futur de Takashi.

Que ce soient les membres des Zéros ou des membres de bandes rivales, l’auteur a su créer une galerie de personnages attachants et hauts-en-couleurs.

Autant de personnages qui sont les preuves d’un travail soigné et réfléchi pour enrichir et poser l’histoire et nous plonger dans un récit prenant et immersif ou l’action monte crescendo et nous propose ici de véritables enjeux et de vrais sujets, comme le rejet des jeunes anticonformistes ou appartenant à un clan (ici les Zokus) par la société « bien pensante ».

Mais surtout la structure et la hiérarchie des bandes de motards, leurs liens avec les Yakuzas ou encore leurs rites d’intégration, rien n’est écarté ou caché… (Et pour les amateurs de vieilles bécanes c’est un régal ^^)

Si le récit cartonne, les dessins, eux, on peut dire qu’ils n’ont rien en commun avec la plupart des autres seinen, l’auteur ayant un trait sombre, vif et dynamique reconnaissable entre tous.

gallery_474_359_24537Les ambiances nocturnes, la vitesse, les machines, les personnages, les lieux… tout est parfaitement retranscrit, palpable, tangible… On s’y croirait presque ^^

Bref, des dessins superbes, un découpage classique mais nerveux et surtout des double-pages qui « claquent sa mère » et qui sont des petit tableaux à elles toutes seules.
Une vraie plongée dans les nuits mouvementées du Tokyo des années 80 ! Un must read !

Edition:

Terminé en 18 tomes (ce qui n’est ni trop, ni trop peu ^^) Bakuon Rettô a été prépublié dans les pages du magazine Gekkan Afternoon des éditions Kodansha.

Chez nous il a été publié aux éditions Kana dans une de leurs classiques mais toujours très correctes éditions. On trouve même une ou deux (très jolies) pages couleurs au détour d’un tome et les termes spécifiques sont toujours efficacement légendés.

Et le tout est présenté par des jaquettes noires ultra classieuses

En résumé:

  • Un sujet original
  • Une bonne histoire
  • Des dessins superbes
  • Du fond
  • Et surtout ni trop long, ni trop court ^^

Je rajouterais juste une chose : Si vous êtes amateur d’ (bonnes) histoires de voyous, passez pas à coté, ce serait c** !

*  Bosozokû ou Zôku : Désigne les motards (ou les automobilistes) qui s’adonnent à la conduite dangereuse en faisant un maximum de bruit. Cette contreculture est associée à la modification de véhicules et à un code vestimentaire. Le terme composé de «bōsō », qui signifie « course folle » ou « conduite imprudente », et « zoku », qui signifie « clan ».

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