L’univers de Torû Fujisawa (GTO)

Dans ma chronique de Shonan Seven j’abordais Torû Fujisawa et l’univers qu’il a construit autour d’Eikichi Onizuka, un des personnages d’une de ses premières série succès… Petit tour d’horizon de tous les titres parus sur cet univers…

Même si la série la plus connue et populaire chez nous reste clairement GTO – Great Teacher Onizuka, en partie grâce a son adaptation anime, c’est tout un univers que Torû Fujisawa à créé autour de son personnage emblématique…

Tout commence avec Shonan Junai Gumi (Young GTO en VF), un furyo manga en 31 tomes qui met pour la première fois en scène Eikichi Onizuka et Ruyji Danma…

Synopsis :

young_gto_1Eikichi Onizuka, est inséparable de son ami Ryuji Danma, il forme avec lui un tandem redoutable à la réputation sulfureuse : l’Onibaku Combi !

Redoutés, les deux compères cherchent pourtant à se défaire à tout prix de leur image de gros durs pour, enfin, vivre leur première expérience sexuelle…

Verdict :

Déjà il faut bien comprendre que ce titre est antérieur à GTO. C’est la 2e série de l’auteur et c’est pas tout jeune (1990) donc dans les 5-6 premiers tomes c’est encore un peu rude niveau dessin…

Mais on sent direct le potentiel de la série et le duo Onizuka/Danma fait clairement mouche… S’ensuit 31 tomes d’un excellent furyo manga ou s’enchaine bastons , intrigues, sombres passés et autres twists… Sans oublier les valeurs shonenesque et la vision particulière de la justice d’Onizuka saupoudrés d’une bonne touche d’humour ^^ Pourtant au début la série ne met pas plus en avant Onizuka que Danma, mais il a su s’imposer petit à petit… Le titre est composés de différentes histoires plus moins simple qu’Onizuka et Danma règleront avec leurs poings et leurs méthodes peu orthodoxes.  Tout en conservant le leitmotiv de départ : perdre son pucelage au plus vite ^^

Malgré ses nombreuses qualités, la série n’est pourtant pas dénués de défauts et comporte sont lot de longueurs, grosses ficelles et conclusions hâtives. Le titre peut aussi par moments se montrer dur et cru… Certains trouveront une certaine répétition dans le déroulement de la série et reprocheront un fil rouge trop vague voir inexistant. Ils n’auront pas totalement tord non plus…

C’est clair qu’en lecture suivie ca peut devenir indigeste, surtout les 10-15 premiers tomes.  Néanmoins on voit déjà le talent de Fujisawa a créer des personnages et a raconter des histoires. Et son talent a mettre en scène celui qui deviendra son personnage emblématique : Eikichi Onizuka. Sans oublier le questionnement qu’il parvient parfois a susciter chez le lecteur.

Une galerie de personnages riche et fournie peuple les pages de ce manga et certains auront même leur propre série par la suite comme Danma ou Saejima… On y reviendra…

Shona Junai Gumi.jpg

Le dessins est -comme je l’ai dit- un peu rude au début de la série mais s’améliore peu à peu. Je dirais que Fujisawa trouve vraiment son style vers les tomes 10-12…Pareil pour le découpage et la narration qui est maladroite et fouilli au début et s’améliore sensiblement par la suite… C’est une première longue série après tout…

A lire si on aime les furyô manga ou ne fut ce que pour savoir pourquoi et comment Onizuka est devenu qui il est…


On enchaine avec GTO ou cette fois Fujisawa place Onizuka en personnage principal, Danma faisant des apparitions sporadiques.

Synopsis :

gto-manga-volume-1-double-48407Ancien chef de gang, Eikichi Onizuka, 22 ans, célibataire et libre comme l’air décide un matin de devenir prof. Sa motivation est très simple : les jeunes étudiantes du lycée où il compte travailler !

Car tout le monde le sait, les jeunes filles craquent toujours pour leurs profs ! Et si en plus la paye est stable que demander de plus ? Après avoir obtenu (de manière douteuse) son diplôme et décroché non sans mal un poste d’enseignant, notre héros commence l’exercice de ce difficile métier…

Mais voilà si les jeunes fille craquaient pour leur prof ça se saurait et si en plus on devient le titulaire de la pire classe du lycée dans lequel on s’est fait embaucher, bonjour la galère! Onizuka est rapidement détesté par son sous-directeur, rejeté par la plupart de ses collègues et mis à l’épreuve par ses élèves va devoir faire ses preuves…

Les ennuis ne font que commencer !

Verdict :

GTO- Great Teacher Onizuka,  est donc la « suite de Shonan Junai Gumi

Dans GTO, l’auteur a donc repris Onizuka, et le met en scène dans ce récit relativement éloigné de la série originale… GTO n’est donc pas à proprement parler une suite directe de Shonan Junaï Gumi, mais plutôt une sorte de spin-off avec les mêmes personnages et dans une suite temporelle logique.

Encensé (à juste titre) par un paquet d’otakus, réclamé comme prof par nombre d’élèves, summum de l’humour pipi-caca pour d’autres, GTO c’est pourtant avant tout l’histoire d’un loser ! Loser au grand cœur mais loser quand même^^ Car Onizuka ne voit d’abord dans l’enseignement qu’un moyen tordu de se rapprocher de jeunes étudiantes et de perdre son pucelage. Mais voilà si GTO ne se limitait qu’à ça, ce ne serait surement pas un titre encore apprécié aujourd’hui^^

Car si de prime abord, ça ressemble à un shonen de baston classique et plutôt bien foutu on constate rapidement en grattant un peu, qu’il y a du fond là dessous. L’auteur nous invite pendant notre lecture à ne pas nous fier qu’aux apparences; un délinquant ou un ex-loubard comme Onizuka n’est pas forcément une personne dénuée de cœur ou de morale, les valeurs qu’ils défendent sont au final les mêmes que les « gens normaux ». A contrario, le premier de classe bien poli et gentil pourrait bien être la pire des crapules…

C’est aussi une sévère critique du système scolaire Japonais, en particulier du corps professoral et de la stigmatisation des élèves anti-conformistes ou ne rentrant pas dans le « moule ». Le tout emballé dans un très bon shonen bien rythmé, avec des bastons monumentales, des situations totalement WTF et un humour décapant… Un titre à plusieurs niveaux de lecture ou chacun y prendra ce qu’il veux…

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Car même si les moyens employés par Onizuka ne sont jamais orthodoxes, généralement imprévisibles et totalement disproportionnés par rapport à la situation (surtout que c’est un crétin fini) la finalité de ses actes fait au final toujours mouche et donne à réfléchir… En plus les dommages collatéraux occasionnés sont souvent énormes^^

Certaines situations sont noires et racontées de manière assez explicite. Vu que ça se passe dans le milieu scolaire japonais, les humiliations, maltraitances morales ou physiques, viols et autres prostitutions contraintes sont des situations que notre cher professeur aura à gérer. Un manga qui sous ses airs « bon-enfant » est à ne pas laisser dans des mains innocentes.

Outre Onizuka (qui est un personnage plus qu’attachant^^), GTO est tapissé d’une galerie de personnages très réussis jouant chacun leurs rôles et nourrissant le manga. Fujisawa maitrise parfaitement cet exercice depuis Shonan Junai Gumi.

Mention spéciale à Uchiyamada, le sous directeur qui n’aura de cesse de tenter de faire licencier Onizuka tout au long de la série…

gallery_474_10_27547.jpgComme dit plus haut, l’humour est omniprésent ! Qu’il soit volontaire, basé sur des quiproquos, des situations qui tournent mal etc, il est généralement très pipi-caca et porté sous la ceinture…

Le dessin de Fujisawa s’est sensiblement amélioré et affiné depuis Shonan Junai Gumi et est plutôt réaliste et colle bien à la réalité de l’univers proposé.  La narration est fluide et dynamique, en gros un manga bien foutu à ce niveau.

Petit truc amusant; les références a d’autres mangas, animes ou jeux vidéo sont nombreuses dans GTO ^^ (Onizuka qui règle ses comptes déguisé en Doraemon ou donnant cours en tenue de Devil Man).

Complet en 25 tomes, il reste malgré la conclusion, une question… Question qui trouve réponse dans GTO – Shonan 14 Days… Ce titre nous raconte ce qu’il se passe entre les tomes 19 et 20 de GTO, une sorte « d’histoire dans l’histoire » pour pouvoir finalement boucler la boucle ^^


L’action de GTO – Shonan 14 Days se situe donc entre les volumes 19 & 20 de GTO et raconte ce qui n’avait jamais été raconté dans GTO: qu’a fait Onizuka durant les 14 jours ou il avait disparu de Tokyo ?

gto-shonan-14-days-1-pikaSynopsis :

Onizuka est hospitalisé après s’être fait tirer dessus par Teshigawara…

Trouvant le temps long dans son lit d’hôpital, il décide de participer à une émission de télévision où des enseignants racontent les « bêtises » qu’ils ont pu commettre étant élève ou jeune professeur. Onizuka fidèle à lui-même raconte comment, croyant qu’il avait tué une élève, Urumi Kanzaki, il a décidé d’aller l’enterrer dans la montagne !

Face au scandale suscité par ces révélations en direct à la TV et poursuivi par un Uchiyamada furieux, Onizuka est obligé de faire profil bas et des se cacher.

Lâché par tous ses potes, il décide alors de retourner dans la ville de son enfance, Shonan pour se faire oublier…

Verdict :

Paru bien après la fin de GTO, quel plaisir d’enfin retrouver notre cher « Great Teacher » fidèle à lui et toujours « célibataire, libre comme l’air ». Je vais être clair, c’est du GTO dans le fond comme dans la forme., pas de surprises à ce niveau..

J’ai donc pu retrouver tout ce qui m’avait plu dans Young GTO- Shonan Junai Gumi et GTO, à savoir une sacrée dose d’humour (certes par moment très pipi-caca), un héros qui a le plus souvent l’air d’un loser (toujours un peu idiot, pervers mais entier), des bastons monumentales et surtout les fameuses méthodes peu orthodoxes de notre ex Bozosoku devenu prof.  Ce titre est clairement dans la lignée de ses illustres prédécesseurs (logique^^) et en a donc les mêmes qualités et défauts…

Ici on ne peut pas vraiment dire que ce soit une suite ou un spin-off mais plutôt une « histoire dans l’histoire » où on a le plaisir de retrouver en plus de nouveaux personnages quelques têtes connues comme : Shiratori , Uchiyamada (la partie axée sur lui est énorme), Kanzaki mais aussi, Eiikichi (le chien d’Uchiyamada) et d’autres élèves…

gallery_474_359_6391.jpgAbordant par moments des thèmes plus « forts » ; maltraitance, viol, brimade, etc sur les enfants/adolescents, certains volumes sont accompagné de courts dossiers sur ces cas de maltraitance au Japon.

Pika a vraiment fait du bon boulot ici ; papier de qualité, pages couleurs et tout le toutim…

Y’a juste un truc que je comprend pas. Z’ont enlevé les clopes des jaquettes sans enlever la fumée (Sisi derrière la tête d’Onizuka)… Un peu absurde je trouve.

Bref…

Neuf tomes qui comblent pleinement la question resté en suspens dans GTO. Et pas spécialement besoin d’avoir lu GTO pour se plonger dedans ^^


Passons à la suite directe de GTO, encore en cours de publication, GTO – Paradise Lost. Ce titre change pourtant de ligne éditoriale par rapport a ses prédécesseurs et est désormais un seinen…

Synopsis : gallery_474_10_29377.jpg

Le nouveau challenge d’Eikichi Onizuka : la classe des stars du showbiz de l’école Kisshô !
Le prof indigne fantasme déjà sur sa vie de rêve dans un paradis peuplé de starlettes à croquer…

Sans se douter que ce qui l’attend est un véritable cauchemar : la pire classe à problèmes dont la seule évocation terrifie les enseignants les plus blasés !

Verdict :

Bon,

Faut avouer que cette suite directe de GTO est dans la droite ligne de son/ses illustre(s) prédécesseur(s)… Le coté frais et innovant en moins évidemment, le dernier tome de GTO étant paru en 2003^^

Pour moi, pas de changements notables, les personnages (Onizuka, Fuyutsuki, Uchiyamada…) sont connus, les lieux identiques et hormis les nouveaux élèves, rien de neuf sous le soleil… L’histoire se déroule 2 ans après les événements racontés dans GTO, Onizuka a désormais 24 ans, est toujours puceau et n’a donc pas conclu avec Fuyutsuki…

Le premier chapitre nous présente un Onizuka en prison mais qui ne regrette absolument pas ses actes (le contraire m’aurait étonné) et raconte les événement qu’ils l’ont conduit là, à un de ses co-détenus… Et comme d’habitude Onizuka s’est de nouveau fait grugé par la directrice de Kisshô et s’est vu refilé la pire classe de l’établissement.

Petite précision c’est la section des stars du showbiz (sisi les fameuses Idoles dont il est fait allusion dans pleins de mangas) qu’on lui a confié et y’a clairement « anguille sous roche ». Sinon le premier tome est un tome de mise en place classique, qui m’a quand même un peu rappelé (avec nostalgie^^) le premier tome de GTO. Et jusqu’à présent c’est vraiment dans la droite ligne de GTO: Personnages, gags, humours, dessins, découpages…

Ici pas de surprises on est en terrain connu et apprécié… Le récit est construit sous forme de flashbacks ou Onizuka raconte ce qu’il s’est passé et on apprend petit a petit ce qu’ils s’est passé -et donc comment- il s’est retrouvé en prison… Le tout entrecoupé de scène de la vie en prison. Je m’attarderais ni sur le dessin ou la narration car c’est du Fujisawa classique, donc bon ^^

Par contre Pika a de nouveau enlevé toutes traces de cigarettes sur les jaquettes…  On se demande pourquoi quand on voit le contenu du manga ^^

Encore en cours de publications et sans date de fin, l’avenir me dira comment ça évolue et se conclu…


C’est fini pour les séries sur Onizuka, place a Danma et Saejima, deux personnages tirés de Shonan Junai Gumi. Si Saejima a eu droit a une série en 5 tomes, Ruyji Danma pourtant le complice d’Onizuka n’a eu droit qu’a un One Shot.: GT-R (Grand Transporteur Ryuji)..

Synopsis :

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Meilleur ami d’Onizuka depuis le collège, ancien loubard et motard intrépide, Ryûji pensait avoir vécu avec Onizuka les pires situations.

Rangé des bagarres et s’occupant d’un petit garage de motos, il pensait pouvoir mener une vie plutôt tranquille… Il avait tort !

Le jour où Mimon débarque dans son garage, sa petite vie tranquille prend un tournant critique ! Cette jolie lycéenne se révèle beaucoup moins innocente et naïve qu’elle n’en avait l’air ! Abusé par Mimon et victime d’un chantage, le voilà désormais chauffeur et complice d’un braquage !

S’il se fait prendre, c’est la prison ! S’il se fait choper par sa petite amie, c’est la raclée assurée ! S’il se crashe ou ne remplit pas sa mission, c’est la mort !

Mais attention, c’est le meilleur pote d’Onizuka, et lui aussi, faut pas l’énerver !

Verdict :

La seconde moitié du binôme de Shonan Junai Gumi à donc droit a son propre titre. Même si c’est Onizuka qui est en avant plan sur la couv’ ici c’est Danma le Héros !

Après une rapide présentation de Ryuji Danma, on est directement plongé dans le vif du sujet ! Et Fujisawa a repris tout ce qui a fait le succès de GTO; courses poursuites, bastons, action, humour… Le tout servi par un dessin plus que maitrisé, Fujisawa domine vraiment son sujet; jolies filles, yakuzas et autres loubards, motos et grosses bagnoles….

Onizuka fait quelques apparitions dans ce One Shot (qui en fait serait plutôt une série stoppée faute de succès au Japon) mais c’est vraiment des clins d’œils, Onizuka n’ayant aucun impact réel sur l’intrigue. C’est clairement pour combler le fan. Intrigue qui tient d’ailleurs parfaitement en 1 tome, le tout s’inscrivant parfaitement dans la droite ligne de GTO & Cie, un petit gout de déjà lu se dégageant d’ailleurs de l’ensemble…

Alors oui, ça marche plutôt pas mal, c’est rythmé, prenant et ça tient la route mais ça ne plaira à mon avis qu’aux aficionados de GTO, ceux qui attendaient ce « petit + » sur l’univers et sur un personnage injustement boudé dans GTO alors qu’il était le binôme d’Onizuka dans Shonan Ai Gumi. Clairement ceux qui aiment ou ont aimé GTO & cie seront ici en terrain familier. On prend grosso-merdo la même base, un autre perso et on recommence… Néanmoins ceux peu familiers à l’univers risquent de ne pas vraiment y trouver leur compte…

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En résumé, un bon One Shot qui se laisse lire d’une traite et comblera les amateurs de GTO en s’inscrivant parfaitement dans la ligné de ses prédécesseurs et en tant que tel il fait clairement le job mais les autres le trouveront sans doute un peu « creux »…


Place à Saejima, qu’on a pu voir dans Shonan Ai Gumi ou GTO…Un Seinen en 5 tomes ou Fujisawa se lache ; Ino-Head Gargoyle…

Synopsis :

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Après des années à semer la pagaille avec Onizuka sous le pseudo du « Chien enragé de Kamakura », Toshiyuki Saejima s’est rangé.

Le voici aujourd’hui devenu un respectable policier à peine corrompu. Il mène une petite vie bien paisible entre magouilles et prostituées moches, jusqu’à sa rencontre avec la belle Shizuka, call-girl de luxe qui cherche désespérément à échapper à son ex-petit copain et proxénète.

La gargouille d’Inokashira va-t-elle enfin réussir à faire l’amour gratuitement ?

Verdict :

Alors d’abord une petite présentation s’impose :

Saejima est un personnage récurrent de Shonan Junai Gumi  et il apparait sporadiquement dans GTO

Ceux qui le connaisse seront ravi de retrouver cette rusée mais malchanceuse crapule, toujours à l’affut d’un plan cul ou d’un coup tordu ! Car oui, ici on est dans un Seinen et non plus dans un Shonen (même si GTO était « borderline à ce niveau).

Ino Head Gargoyle est cru, gras voir par moments, de mauvais gout… L’intrigue du premier tome tourne autour d’une prostitué de luxe surnommée « la femme aux 1000 encoches » , (tirez-en vous-même les conclusions^^), tout un programme. Le reste de la série est a l’avenant, enchainant les plans foireux, les trucs de pervers et autres situations WTF dans lesquelles Saejima a le don pour s’embarquer… Et même si Saejima est un ancien loubard et une crapule, il a quand même des valeurs et de la morale…

Hormis ça on est dans du Fujisawa classique ; gags, quiproquo, rebondissements mais sur un ton nettement plus mûr et dur que l’ont été les autres titres tirés de la franchise. Un GTO version adulte et décalé en gros.

Ceux qui aiment la licence devraient apprécier, ceux qui ne la connaissent pas (mais qui aiment ce genre) devraient aussi apprécier. Il n’y a besoin d’avoir lu aucune des autres séries pour comprendre. En plus c’est fini en 5 tomes et la série n’est pas un sous GTO, mais un titre avec une identité propre.

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D’ailleurs peu ou pas d’apparition d’Onizuka et malgré le chapitre bonus centré sur lui dans le tome 1 (je vous laisse découvrir l’astuce utilisée par Fujisawa, pour qu’il soit au centre du chapitre sans apparaitre une seule fois) on peut pas dire qu’il occupe une grande place dans cette série… Niveau dessins, rien à redire, c’est beau, détaillé et bien fini. Pareil pour l’édition, du bel ouvrage livré par Pika. Par contre comme pour GTO – Shonan 14 Days ou Paradise Lost, Pika a de nouveau enlevé toutes les clopes sur les jaquettes alors que les gars font que fumer (et pire encore) une fois le manga ouvert. Cette fois ils ont pensé a aussi enlever la fumée ^^ Néanmoins, un vrai non sens à la limite de l’hypocrisie pour moi…



Au final, depuis Shonan Junaï Gumi c’est tout un monde que Toru Fujisawa à développé autour de ses personnages. Sept séries en comptant Shonan Seven, plus de 80 tomes toutes séries confondues, plus qu’une série ou un auteur, ici c’est dans tout un univers que vous mettez les pieds !

Certains diront qu’il est un peu prisonnier de cet univers mais même si je reconnais des qualités et apprécie ses autres séries (Kamen Teacher ou Momoider par exemple) pour moi c’est vraiment là-dedans que Fujisawa excelle…

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