Lupin III : The First

J’aime Lupin et sa clique, ils me suivent depuis l’enfance. Donc quand le dernier film en date a été annoncé par chez nous, j’ai foncé réservé ma place !

Ca raconte quoi ?

Lupin III, le cultissime «gentleman cambrioleur»  est de retour ! Il s’associe à la jeune Laëtitia pour faire main basse sur le journal de Bresson, un trésor que même Arsène Lupin n’a jamais réussi à dérober. Alors que Lupin III et ses compagnons se démènent pour dénouer les secrets du fameux journal, ils doivent faire face à une sombre organisation poursuivant d’horribles desseins. Entre pièges mortels, escapades aériennes et abracadabrantes évasions, Lupin et sa bande devront rivaliser d’esprit et d’audace pour tirer tout ça au clair…

Verdict :

Lupin The Third c’est une licence emblématique qui dure depuis 1967. Manga, Films, Oav etc, la série est devenue un classique. Mais peut être qu’Edgar de la Cambriole ça vous est plus familier, car c’est la même en fait. Si vous ne connaissez pas (honte à vous), je vous renvoie a mon article qui présente l’Univers Lupin the Third pour faire plus ample connaissance avec cette franchise emblématique…

Bref, revenons au film;

Lupin III : The First est le premier long métrage d’animation de la licence entièrement réalisé en 3D. Le sous-titre « The First » fait référence au premier Lupin via un trésor qu’il ne serait jamais parvenu à dérober, mais aussi au fait que ce film est le premier film de la saga Lupin réalisé entièrement en 3D.

Si je devais résumer ce film en une phrase, je dirais que c’est du Lupin très classique mais du tout bon Lupin. On y retrouve tout ce qui fait la franchise, action, humour, course poursuite, mystère etc. mais aussi tout ce qui « l’habille » comme la musique indispensable de Yuji Ohno, la machine à écrire qui tape le nom du film dans le générique ou l’emblématique Fiat 500. Et l’habillage ça a son importance dans un Lupin…

Ceux qui connaissent l’univers savent qu’on peut quasiment genrer un Lupin en fonction de la couleur de sa veste. Ici il porte une veste rouge, on a donc affaire au « Lupin aventurier ». Et on est pile dedans car on retrouve ici, Lupin qui doit mettre la main sur le Journal de Bresson, journal qui permettrait d’accéder a un trésor que même le grand Arsène Lupin premier du nom n’aurait pas réussi a voler. Et évidemment Lupin n’est pas seul sur le coup, une sombre organisation veut aussi mettre la main sur le dit journal et par extension sur le trésor. Et donc il se retrouve rapidement embarqué dans une aventure qui va le mener de Paris au Mexique à la recherche d’un mystérieux artefact… Et à partir de là, c’est parti pour du grand Lupin ! Avec l’immanquable séquence de vol par Lupin (annoncé comme il se doit par une carte de visite), suivi de sa course poursuite avec Zenigata en ouverture de film, Fujiko qui trahi immanquablement Lupin, Jigen et son chapeau, Goemon et sa relation fusionnelle avec son sabre et tout ce qui fait les codes et le succès de la franchise depuis des années. Pour le reste, tous les ingrédients d’un bon film d’aventure sont là comme un mystérieux artefact a retrouver, une organisation secrète, du mystère, et même une exploration de grotte qui rappelle obligatoirement Indiana Jones. Sans oublier l’humour propre à la série et aux personnages qui font le sel de la franchise et plein d’autres trucs qui font que la licence dure depuis tant d’années.

Réalisé entièrement en 3D, le film surprend dès les premières images. En plus de l’innovation technologique logique, c’est aussi une volonté de l’auteur original. En effet Monkey Punch était membre fondateur et premier président de l’association du manga numérique. Dans une interview réalisée en 2013 à l’occasion de la sortie de Lupin III VS Détective Conan, il avait lancé en blaguant à moitié : « le prochain film, je veux le voir en 3D». C’est dans l’objectif de réaliser son rêve que le projet The First fut lancé à l’été 2015, même si Monkey Punch ne pourra malheureusement jamais voir le résultat final. Il nous a quitté le 11 avril 2019.

Et la 3D, si elle surprend au début, ont l’oublie très vite et on rentre rapidement dans le film. Et faut avouer que c’est bluffant ! C’est beau et lumineux, c’est fluide et le chara-design est totalement respectueux des canons de la franchise. Tout y est, comme les mimiques ou la gestuelle habituelles de Lupin et sa clique. A ce niveau on peut clairement dire que TMS à mis les moyens et que Takashi Yamazaki a fait de l’excellent boulot. Autant au niveau de l’animation que du respect de l’univers et des personnages. Y’a d’ailleurs de petits clins d’œils a des passages emblématiques de la série, comme la scène ou Fujiko se libère dans l’avion qui rappelle le mythique épisode 145 de la saison 2, preuve pour moi que le gars a potassé son sujet. En même temps entre le début de la production en aout 2015 et sa finalisation en septembre 2019, 4 ans ont été nécessaires a réaliser ce premier Lupin en 3D. Niveau voix japonaises on retrouve les comédiens des derniers épisodes de la franchise : Kan’ichi Kurita (Lupin III), Kiyoshi Kobayashi (Jigen), Daisuke Namikawa (Goemon), Miyuki Sawashiro (Fujiko) et Kôichi Yamadera (Zenigata). Petit bémol cependant, j’ai trouvé que Jigen, Fujiko, Goemon et même Zenigata était fort peu présent dans le film et un peu sous-exploité. Et il m’a un peu manqué not’ vieux Zenigata à hurler Lupin à tout bout de champ. Les trahisons à répétitions de notre rousse préférée aussi…

Pour le reste, et comme quasiment tous les Lupins, ça fait efficacement le job, c’est rythmé, dynamique, sans temps morts et largement saupoudré d’humour. Scénaristiquement c’est vrai que si on connait bien la franchise, ça renvoie un peu vers d’autres films comme Hemingway Papers ou Dead or Alive. Et que c’est un peu cousu de fil blanc par moment… Mais comme beaucoup de trucs qui passent au cinéma, surtout quand de base et comme ici c’est destiné à un public jeune et à la famille… Mais ça reste du très bon divertissement de qualité.

Comme toujours, aucun besoin d’avoir vu quoi que ce soit de labellisé Lupin pour se plonger et apprécier le film, en plus celui-ci à l’avantage d’être une excellente porte d’entrée dans la franchise pour toute la famille. C’est plein de bons sentiments et clairement accessible aux plus jeunes. Car même si Lupin est un voleur, c’est un avant tout un gentleman… Et c’est aussi une des forces de ce film, il a comblé le fan de Lupin que je suis, mais il pourra sans problème séduire toute la famille et la plonger dans cet univers.

Ici c’est Eurozoom qui a pris le pari de distribuer le film et je les en remercie, car fallait oser le sortir, même dans le cadre du festival d’Annecy. Leur boulot sur les sous-titres est nickel, c’est fluide et pas laborieux a lire,et le doublage français est vraiment bon et respectueux de la série. Et si cet engouement pour Lupin peut donner des idées à d’autres, genre sortir le manga, ce serait le top.

La bande annonce :

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