Goldorak [BD]

Ici on aime les mangas, Goldorak et aussi la BD. Et si une BD portant le nom de Goldorak pointe le bout de son nez, évidemment on est chaud ! On s’y est mis a deux Kyle et moi pour décortiquer cette sortie événement.

Préambule:

On a choisi d’écrire ce billet a deux pour vous livrer un avis objectif et complet au maximum. Déjà parce que je suis fan de Goldorak et que mon avis et forcément un peu biaisé. Mais surtout chuis pas spécialiste BD, alors que Kyle est un fin connaisseur. On vous propose donc un avis sur 2 angles distincts. Je me colle sur la partie Goldorak (entre fidélité et respect de la franchise etc.) et Kyle aborde le sujet sur l’angle de la BD et l’intérêt d’une reprise du genre.

Histoire de vous livrer un avis ultra complet.

 


Une suite à Goldorak ?

Alors oui, je suis un fanboy de Goldorak. Un gros fanboy. Tout ce qui est labellisé Goldorak suscite chez moi une joie immense. Mais en tant que fanboy et comme je me suis mangé un nombre incalculable de trucs sur le grand cornu, je suis relativement critique à ce niveau. Car adapté le grand cornu -quelque soit le support- n’est jamais chose aisé. En effet, c’est extrêmement codifié, très ancré dans l’imaginaire, et surtout, pour beaucoup (dont moi) c’est toucher a une partie de l’enfance. Et ce genre de truc c’est sacré.

Pourtant, une brochette d’auteurs s’y est collé et a décidé de relever ce pari en nous livrant une nouvelle aventure du plus grand des robots.

Goldorak

Avant de démarrer, il convient de préciser que cette BD est une adaptation de la série animé de Goldorak et pas des mangas de Go Nagai. Car il existe une sacrée différence de ton entre les deux et ça raconte pas vraiment la même chose… De toute façon, ce que la plupart des gens connaissent c’est l’anime et c’est de ça dont il est question ici.

Bref,

L’anime de Goldorak compte 74 épisodes, et le dernier épisode conclu les péripéties du grand cornu face à Vega. Le Grand Stratéguerre à claqué, Vega est vaincu, Goldorak a gagné, voilà c’est fini. Pour la suite, on sait pas vraiment, que deviennent Actarus, Alcor et cie? Goldorak a-t-il vraiment rangé ses fulguro poings et regagné Euphor, Vega est-il définitivement vaincu? Alcor a t’il conclu avec Vénusia ou Phénicia ou qu’est devenu Banta qui a disparu tout a coup de l’histoire? Et quelque part, en tant que fan du grand cornu, on s’est tous posé ces questions…

Et si pour beaucoup, on a extrapolé sur la suite, imaginé des trucs, etc, quelques auteurs (aux CV’s prestigieux) biberonnés a Goldorak, ont décidé de répondre a ces questions et de livrer une suite directe aux 74 épisodes. Et pas en 2-2 sur un coin de table, non c’est dans les règles de l’art avec la bénédiction de Go Nagai himself (enfin surtout de son bureau Dynamic qui gère désormais ses droits) que Xavier Dorison, Denis Barjram au scénario et Brice Cossu, Alexis Sentenac, Yohan Guillo aux dessins s’y sont collé. Le projet a été initié en 2016 et il aura donc fallu cinq ans de tractations et de travail pour aboutir a cette BD. Et ça tombe pile-poil avec les 45 ans de l’anime ce qui ne gâche rien. Cinq années ou ils ont tout décortiqué, calculé chaque plans/cases, refait des dessins, recommencer des pages, en supprimer en ajouter etc. avant d’être tous satisfait du résultat. Et en lisant la note d’intention de Dorison (ou si on a vu leur présentation de la BD sur le net) on comprend directement qu’on a affaire a des gars qui aiment passionnément Goldorak et qui ont grandi avec, et que donc niveau amour et respect du matériau d’origine, on est déjà dans le bon.

Pourtant même si on est habité des meilleures intention, reprendre un mythe comme Goldorak est loin d’être facile. Surtout si l’ambition est de donner une suite à l’épisode 74 qui clôturait l’anime, comme l’annonce le synopsis: 

« La guerre entre les forces de Véga et Goldorak est un lointain souvenir.

Actarus et sa sœur sont repartis sur Euphor tandis qu’Alcor et Vénusia tentent de mener une vie normale. Jusqu’au jour où, issu des confins de l’espace, surgit le plus puissant des Golgoths, Hydragon. Un ennemi que seul Goldorak pourrait abattre… »

Les auteurs nous proposent donc une histoire qui prend place des années après les événements qu’on connait. Alcor et devenu millionnaire, Vénusia, interne en chirurgie et chacun vit sa vie un peu mollement depuis le départ d’Actarus. Pourtant, surgit de nulle part, un nouveau Golgoth vient foutre le bordel et Vega exige purement et simplement l’évacuation du Japon de la totalité de sa population pour en prendre possession. Mais sans Goldorak, quelle opposition offrir a cet ennemi qui semble désormais invincible ?

Du bon Goldorak ?

En nous présentant cet univers si familier mais des années après les faits qu’ont connait, la brochette d’auteurs parvient directement à happé le fan ou tout du moins a susciter sa curiosité. Même si faut avouer que présenté comme ça, ça sent le simple nouveau combat de Goldorak VS un énième Golgoth.

Mais non…

Car les auteurs nous proposent vraiment quelques chose de plus qu’un simple nouveau combat de Goldorak VS un enième Golgoth. On y découvre un Actarus brisé, qui a pris conscience de ses actions passées. Car même si c’était au nom du bien, Actarus et ses potes, ils en ont dézingué du Golgoth et du Végan pour protéger la Terre et Euphor. Ce qu’ils nous proposent c’est un peu la synthèse de ces 74 épisodes, la conclusion finale ou on fait face aux conséquences, ou on met les choses à plat, le moment ou il est question de rédemption et de pardon… Et les auteurs prennent soin de bien poser tout ça, si bien qu’il faut attendre plus de 50 pages (sur 130) pour voir apparaitre le grand cornu. Évidemment y’a aussi de la baston de grorobos mais c’est loin d’être le cœur et le moteur du récit.

Narrativement c’est fouillé, si un résumé écrit en début de tome nous pose le décor (pour ceux qui auraient oublié et ceux qui ne connaissent pas), une fois les bases posées, les auteurs prennent le temps de tout mettre en place. Et sans temps morts, l’apparition du Golgoth, de l’armée, de Procyon, des Vegans etc. viennent rythmer le récit et lui donner du corps. Lors de ma lecture, en admirant certains plans ou suites de cases, j’ai presque eu l’impression d’avoir 8 ans, scotché devant ma TV. Nostalgie de ma part ou preuve que même au niveau du rythme et/ou du découpage on retrouve ce petit gout de l’anime? Parce que oui, faut le reconnaitre, même s’il n’est pas impératif de connaitre l’anime pour lire ce titre, c’est avant tout et surtout un truc pour les fans, par des fans. En tous cas c’est vraiment les amateurs de la série qui saisiront pleinement tous les petits clins d’œil et autres qui parsèment la BD mais surtout l’essence et l’intérêt de cette histoire.

Goldo1

Et le respect dans tout ça ?

Pour moi, c’est un des tours de force de cette BD; en plus de proposer une conclusion détaillée et crédible aux 74 épisodes de la série, elle parvient surtout à respecter l’essence d’un épisode de Goldorak, tout en poussant le truc plus loin et en proposant quelque chose de différent sans jamais renier ou trahir ses origines. L’anime n’est déjà pas tendre, le manga est encore plus cru, et cette BD aborde encore une autre facette en mettant Actarus face a ses actes et au conséquence de ceux-ci. Je trouve que cette BD arrive a faire le lien entre l’anime et le manga, tout en ayant sa propre identité et en proposant autre chose sous un angle différent. Et dans le plus grand respect de la série originale.

Car tout y est ! Le design comme les fonctions des personnages sont respectés, mais on retrouve aussi les poses, les plans et les gimmicks emblématiques de la série. Le dessin sans m’avoir transporté tape juste et fort. Par contre le travail sur la couleur est sublime, met vraiment en valeur l’ensemble et contribue pleinement à l’immersion, particulièrement sur certaines scènes. On voit bien que le travail derrière tout ça est monstrueux, que tout est millimétré et que les gars ont bossé leur sujet pour être juste et authentique à chaque instant.

Et si tout est fidèlement respecté, narrativement et même graphiquement, on n’est pourtant pas dans de la bête copie, un simple reddit pour la forme (et les sous) car la BD possède et développe son identité tout en étant dans la droite ligne et le respect total de l’anime. De plus, elle parvient à y apporter une conclusion fouillée et efficace sur une histoire qui se tient de bout en bout. On l’a vu, cette BD n’hésite pas a puiser dans l’anime mais quelque part, elle puise aussi dans le manga pour s’étoffer. Le découpage en chapitre n’est pas sans rappeler la construction des mangas, comme certains plans et découpages de scènes. Pourtant, dans le fond, ça reste une BD, mais une BD qui joue subtilement avec ses différentes origines et influences, qui s’en nourri et fini quelque part par donner une sorte d’hybride qui puise le meilleur dans ces univers pour nous donner cette histoire qui se tient de bout en bout…

En résumé, c’est du bon gros Goldorak comme on aime, celui qu’on matait enfant (et adulte), tout en étant différent. On y aborde les choses d’un angle et d’une façon que ni l’anime, ni le manga n’ont clairement développé. Tout ça, en plus d’être un très bel hommage à tous ces personnages et à la série et de donner une excellente conclusion à l’anime. Pour faire simple : pour moi c’est une réussite sur tout les plans et pour les auteurs c’est clairement la concrétisation d’un rêve de gosses.

Et leur rêve de gosse m’a fait replonger en enfance et passer un super moment, le temps de ces quelques pages et si beaucoup de questions ont trouvés réponses, je ne sais toujours pas pourquoi lors du « transfert », Actarus fait 2 demi-tours successifs pour entrer dans Goldorak… Peut être qu’on aura une réponse dans un prochain album?

VAGABOND

goldo


Unlimited Saga

lamu GITSEn 1981, Mamoru Oshii (futur réalisateur de Ghost in the Shell et de sa suite, Innocent) est encore peu expérimenté dans le domaine de l’animation. Pourtant, il obtient un poste intéressant comme réalisateur de l’adaptation en anime d’Urusei yatsura/Lamu, qui est un succès, lors de sa parution en manga. Il réalisera une centaine d’épisode, ainsi que deux films, un véritable terrain de jeu pour se faire ses premières armes mais surtout découvrir ce qui le stimulera comme réalisateur, ses thématiques.
Cependant, en vue de son futur style assez expérimental et à la mise en scène chargée en imagerie, Lamu n’est pas vraiment le meilleur moyen d’exprimer ses désirs. Qu’à cela ne tienne, lors du second film Urusei Yatsura : Beautiful dreamer, il s’approprie l’univers pour expérimenter ses propres idées. Un film qui dénote avec tout le reste de la production, quasi désavoué par les fans et Rumiko elle-même. De plus, cela aura un réel impact sur sa carrière mais ça, c’est une autre histoire.

S’approprier une œuvre à des fins diverses, que ça soit du côté des lecteurs que d’un créatif, est un schéma qui existe depuis toujours. Du côté de la BD, on constate depuis un certain temps une impulsion, un désir, de raconter sa vision et ses idées d’un même univers. Les Spirou de …, Le Lucky Luke de Matthieu Bonhomme voire Don Vega, histoire originale qui retrace avec énergie l’origine du célèbre justicier Zorro sont autant d’exemple qu’on pourrait citer.
Au-delà de l’enjeu marketing à réexploiter un univers, il y a le choix de l’auteur à vouloir créer d’une autre façon. Xavier Dorison, un des deux scénaristes, n’est pas aussi inexpérimenté qu’Oshii lorsqu’il décide de tenter la reprise d’un univers et ses codes. La plus grande preuve est sa quadrilogie de Long John Silver, accompagné de Mathieu Lauffray au dessin, ils reprennent le célèbre pirate de l’île au trésor pour une ultime aventure épique.
Quatre volumes qui reprennent les codes des meilleurs contes de la piraterie, avec un rythme qui ne laisse aucun repos à l’image d’un navire en pleine tempête. 2 créateurs qui savent comment personnaliser et fantasmer l’aventure et ses personnages, qui même aujourd’hui n’a pas encore trouvé de meilleur adversaire. Enfin, une lecture qui laissera une balafre à vie dans les souvenirs de celui ou celle qui aura croisé la route du héraut des pirates, Long john Silver.
Certes, adapter un classique de la littérature en BD, n’est pas le même que s’approprier une série à succès comme pour Oshii. Les différents niveaux d’attentes, de publics ou d’enjeu divergent à de nombreux niveaux. Pourtant, du côté de la création il y a un fond similaire, celle de ne faire qu’un avec un monde pour le posséder et expérimenter sa vision.

quatre

Adapter Goldorak se rapproche donc plus du cas du Urusei yatsura où il y aura des attentes déjà aiguisées chez le lecteur. On a déjà une idée de l’apparence, du mouvement, du rythme. On sait ce que ça doit/peut donner visuellement, même si l’animation n’a pas le même résultat final que celle d’une BD. Sans oublier un élément magique qui échappe à une définition claire, respecter la Nostalgie de chacun.
Pour réussir ce nouveau pari, l’équipe est déjà plus conséquente, 5 têtes pensantes (au CV déjà bien chargé) afin de produire quelque chose de nouveau.

Le challenge est lancé, le colosse capable de terrasser ses adversaires va reprendre du service.

Goldorak 2.5

« La BD ne se lit pas comme un manga », le manga a un rythme d’action plus souple et rythmé, la BD, elle, prend plus son temps. De part son format, elle permet de poser plus de texte et donc, de développer plus ses personnages à travers des dialogues. Une scène d’action dans le manga peut s’étendre sur 6 pages et être diablement prenant. 6 pages d’action en BD, c’est prendre le risque de ne pas raconter assez à cause de sa pagination.
« On ne raconte pas une histoire de la même façon que dans un manga », le processus est intéressant pour mieux comprendre les forces et faiblesses d’un même média aux courants différents (même si je l’accorde, on peut sortir des contre exemples à foison).

Goldorak prend le rythme d’une BD (voire un peu comics) avec l’univers de l’anime et non pas de sa version manga.
Autant dire que rien qu’avec ça, il y a de quoi se pencher sur l’approche et voir ce qui en sort de la team créative.
C’est ainsi l’occasion d’exploiter la structure musclée de la narration de ce support pour raconter, de façon intégrale, une dernière aventure du titan de fer. Le spectateur passe désormais lecteur où les cases remplacent les celluloïds afin de vivre une dernière aventure avec son enfance.

Du côté des auteurs, c’est l’occasion de faire une révision de la mécanique de la série. Le contexte offre des situations moins manichéennes, les ennemis tout comme Actarus sont victimes d’une escalade de la haine. Les situations sans issues permettent de replacer la rédemption et l’acceptation de l’autre au centre et offre des passages largement plus incroyables que les batailles.
C’est aussi la parfaite façon d’offrir le champ aux ennemis, toujours décriés comme de parfaits « méchants » qu’il faut abattre. Les conversations entre eux, leur caractérisation, ce tout qui se confronte à un Actarus qui gagne en maturité offrent les meilleurs passages.
Comme évoqué un peu plus tôt, les situations sans issues trouveront une solution dans le dialogue et que pouvons-nous attendre de mieux d’un support qui permet de donner plus de temps de parole à chacun et rendre les batailles plus chargées en émotion ?
Ainsi le ton, assez différent d’un épisode qui jouait sur le mélodramatique pour évoquer des sujets sérieux, est différent.
Ironiquement, son format BD le rapproche inexorablement de celui en manga sans pour autant s’y attarder. Si les cases remplacent le rôle de l’animation et que les couleurs sont des outils parfaits pour respecter les codes visuels de l’anime, une fois passé cela on se retrouve face à quelque chose de différent. Le manga de Go Nagai avait un ton propre à lui, plus sévère, pourtant, l’orientation de cette adaptation est encore différente. Elle se trouve à la croisée des deux et adopte son propre charme afin d’exister en tant qu’œuvre et comme BD.

Goldo2

UFO Robo Grendizer – Remastered edition

Le manga Goldorak sous la plume de Go Nagai s’offrait une fin assez typée de l’époque. Où le ton pessimiste avait pour rôle d’alerter le lecteur et le faire réagir à l’image d’un roman de SF dystopique (comme pour le Devilman du même auteur).
Aujourd’hui, ce pessimisme, quasi omniprésent dans notre quotidien, laisse place à un ton moins brute qui invite à la prise de recul.
Où la prise de « conscience » est omniprésente dans les événements, dialogues et la façon dont les thèmes telsque l’immigration, l’isolement de soi ou la peur et sa haine se forment dans l’intrigue.
On est ici dans la véritable façon de moderniser un univers afin de l’adapter à son environnement. Il se situe finalement plus dans son fond que de sa forme et ce, même s’il est avant tout la suite de l’anime et non du manga.

Extrait-de-la-BD-Goldorak-1146300Goldorak, même avec la meilleure foi au monde, n’aura pourtant pas raison des nombreux tracas de notre quotidien. Une fois l’ouvrage fermé, on reprendra notre rythme et de nombreuses mauvaises habitudes reprendront le dessus.
Pourtant, le divertissement qu’il est s’inscrit dans un tout, dans ces auteurs qui poussent le lecteur à ne pas se murer dans ses certitudes. Peut-être qu’à force de lecture de ce calibre, à répétition et de façon dissoute dans nos pérégrinations imaginaires, il aura ce petit impact qui pourra faire la différence.

En-soi, cette initiative n’est pas si différence de l’œuvre original qui avait pour but d’électriser le lecteur.

En fin de compte, peut-être qu’Actarus et son Goldorak ne sont pas autant modernisés que ça et se contentent de faire ce qu’ils savent faire de mieux, être présent pour nous rappeler qu’il ne faut jamais abandonner.

KYLE HYDE


 

Voilà, cet avis dense et complet rédigé à quatre mains arrive désormais à sa fin, et avant de terminer, on va parler un peu de l’édition. Et Kana a joliment fait les choses. Belle impression format 210 x 298mm sur du joli papier et sous une jolie couverture cartonnée épaisse. Le travail et les rendus des couleurs est spectaculaire et un gros plus. Mais le vrai plus c’est en fin d’album qu’il se trouve: un supplément contenant différents storyboards et planches d’essais, des notes, des recherches couleurs etc., un vrai complément qui conclu parfaitement cette BD en plus de nous en livrer quelques coulisses.

En espérant avoir développé tout ce que nous avons ressenti lors de la lecture de cette BD et pourquoi pas, vous avoir convaincu ou tout du moins aiguillé à vous lancer (ou non)…

 

Découvrez les premières pages : Kana.fr

Publicité

1 commentaire

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s