Chronique Express : Kamuya Ride

Un auteur comme Masato Hisa, j’achète les yeux fermés sans même lire le pitch ou quoi que ce soit… Est-ce que cette fois encore j’ai eu raison ?

Ca raconte quoi ?

kamuya-ride-vega (2)

Japon, vers l’an 400. Le Royaume s’embrase. La révolte gronde chez les chefs de clans locaux, opposés aux maîtres du pays, la dynastie Yamato. Pour réprimer la rébellion, une armée est envoyée par le Roi avec à sa tête son propre fils, Yamato Takeru. Cependant, les troupes comme le prince subissent une lourde défaite dans leur périple vers l’Ouest. Le jeune homme ne doit son salut qu’à l’intervention d’un étrange combattant, Kamuya Ride, qui s’attaque à ce qui semble être la source de la dissidence : d’anciennes divinités soudain revenues des limbes. Yamato Takeru découvre que derrière les complots, se cachent les Dieux des différentes provinces du Japon, endormis depuis le début du règne des Hommes. C’est donc l’équilibre du Royaume tout entier qui est menacé…

Verdict

Et bien… OUI j’ai eu raison d’acheter les yeux fermés !

Masato Hisa aime prendre des éléments historiques et imaginer autour des histoires un peu SF et pas mal perchées. Et Kamuya Ride ne fait pas exception à la règle !

Si des titres (excellents) du même auteur comme Jabberwocky et Area 51 empruntaient à tout va dans l’histoire ou les légendes orientales et occidentales, les rumeurs et autres histoires/contes populaires, Kamuya Ride fait lui référence à l’ére Yamato et particulièrement la période Kofun*

Et ce titre va encore plus loin en empruntant aussi à la culture tokusatsu (Kamen Rider et autre Bioman/Power Ranger, aussi nommés super-sentai). D’ailleurs le terme Ride du titre fait clairement référence a Kamen Rider et ici Masato Hisa reprend un des codes immuable du genre: les transformations. Ici pas d’équipe en 5 couleurs ou de robot géant (pas encore?) mais des figurines en terre servant d’armes ou se transformant en armure. Un classique des tokusatsu revisité en gros.

Et c’est ça un des gros talent de Hisa, ce mélange de genres totalement foutraque mais pourtant assumé et surtout qui fonctionne ! Le tout servi par la patte graphique et la narration unique de l’auteur. Un graphisme un peu inspiré de Burns et/ou Kaneko où les aplats de noirs et les contrastes noirs et blancs sont omniprésents. Et ça contribue encore un peu plus au décalage propre au style de Hisa.

kamuya-ride-vega (1)

Dans ce premier tome, comme souvent, mise en place et contextualisation des éléments de l’intrigue, présentation du side-kick (qui a une fâcheuse tendance par terminer à poil^^) et de l’univers. Rien de super novateur mais du très efficace comme l’auteur sait le faire. Si les combats sont plutôt vite expédiés et que les monstres se succèdent chapitres après chapitres, c’est parce que déjà c’est un premier tome mais peut être aussi en référence aux séries TV tokusatsu qui voient le/les héros affronter un nouveau méchant à chaque épisode… Pour le reste c’est rythmé, dynamique et nerveux avec une narration à l’avenant et Hisa pense à laisser juste ce qu’il faut de pistes sur les origines du mal et de notre héros pour nous accrocher. En gros c’est plus que prometteur ! Et connaissant Hisa (et ses autres titres) action ET intrigue bien foutue seront au rendez-vous.

Niveau édition, c’est mon premier titre des Editions Vega. Et pour un petit nouveau, ils ont bien fait les choses : Joli papier épais et doux, impressions nettes et sans bavures (et bien noire) le tout présenté dans une jaquette de qualité. Comme les réferences sont très nombreuses, et indisociables de la trame du manga, plusieurs clés de compréhension sont placées en bas des pages. Efficaces et concises elle renseignent juste ce qu’il faut pour comprendre. Couplé a une traduction fluide, l’immersion est totale. Un joli boulot de la part de Vega.

En « 2 » mots : Un premier tome qui pose efficacement les bases et laisse présager du tout bon pour la suite ! Si vous avez aimé les autres titres de Hisa, Kamuya Ride vous plaira aussi, en tous cas moi je continue…

A suivre.

Plus de titres de Masato Hisa :

Période Yamato et Kofun : https://fr.wikipedia.org/wiki/P%C3%A9riode_Yamato

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7 commentaires

  1. AAa ouais.
    J’ai eu peur de lire un « kamen-rider-like », j’avoue. Mais tu me vends bien le truc. J’ai failli passer outre (bon, aussi, je ne retiens pas souvent le nom des mangakas, du coup, j’ai moins de hype sur un auteur que sur un style). Mais j’avoue avoir bien aimé aussi area 51 du coup …. ça fait aussi pencher la balance

    Aimé par 1 personne

    1. Cool! Ça fait toujours plaisir de lire ce genre de comment 😁 Hisa fait partie de mes auteurs préférés. Il a une vraie patte et sais raconter une histoire. C’est parfois un peu perché mais toujours assumé et bien mené. Area 51 est une excellente porte d’entrée a son univers.

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