Train Stories

Cette fois je ne parlerais pas d’un manga mais d’un livre : Train Stories » de Taylor…

L’auteur comme le titre ne vous dira sans doute rien et pour cause, ce livre parle de Graffiti et est écrit par un graffeur !

Je reste donc dans le thème du blog ; Manga, Custom & Graffiti ^^ 

Synopsistrain-stories-2

Taylor pratique le graffiti sur train depuis le milieu des années 90. Toujours actif aujourd’hui, sa passion l’a amené à peindre aux 4 coins de la planète, collectionnant de nombreux systèmes*. Des années à amasser rencontres, expériences et aventures.

Dans le livre Train Stories, Taylor relate des histoires insolites et épiques qui emmènent le lecteur dans l’univers unique du trainwriting. Douze mois de l’année pour douze lieux différents, de Moscou à New York, en passant par Barcelone, Dublin, Bucarest, Rome, Vienne… Douze aventures réparties sur 10 ans qui au final se font le reflet de la passion d’une vie. Chaque histoire est illustrée par une photographie exclusive prise par l’auteur.

L’ouvrage s’adresse bien entendu aux amateurs de graffiti sur train mais aussi à tous les passionnés de récits de voyages qui désirent aller au-delà des photos de graffs classiques, et en savoir plus les motivations, le vécu et l’expérience d’un writer* nomade.

Verdict 

Train Storie c’est une plongée dans le graffiti et le graffiti dans son aspect le plus « pur » par rapport à ses origines New-Yorkaise ; le graffiti sur métros et trains !

Le but de ce billet n’est pas de débattre sur le bienfondé de la démarche, mais de parler du livre de Taylor.

Livre qui est 100% autobiographique que ce soit pour le contenu écrit ou les photos. Dans ce livre Taylor nous livre 12 histoires de graffiti qui sont autant d’instantanés d’un moment, d’une action.

Et faut avouer que c’est prenant et bien raconté malgré un style très littéral. Taylor est ce qu’on appelle dans le jargon, un « interailleur », comprenez ; un graffeur qui parcourt le monde pour peindre différents modèles de trains/métros. Ces 12 histoires nous font voyager en Autriche ou en Italie en passant par New-York ou Dublin. Et l’immersion est totale !

Pour avoir pratiqué ce type de graffiti durant « mes jeunes années » je dois reconnaitre que je m’y suis revu. Les sensations, les ambiances, les rendez-vous etc, tout est très fidèle et extrêmement bien retranscrit, on sent bien que le gars sait de quoi il parle ^^ Et sa réputation n’est d’ailleurs plus à faire dans le milieu…

Mais si ce livre ne racontait que 12 histoires de « comment j’ai peint  (ou pas peint parfois) un train/métro », son intérêt serait tout relatif. Taylor y aborde aussi , les ambiances, les rencontres,  les plans foireux, les échecs, les situations difficiles voire impossible et surtout la relative absurdité et le non-sens que peux parfois –souvent- impliqué ce type de graffiti. Attention, je dis pas que peindre ce type de graffiti n’a aucun sens, mais c’est surtout les situations dans lesquels on s’embarque et les risques qu’ont peut prendre pour le faire qui sont parfois absurdes, incroyable ou vide de sens. Mais quasi tous les graffeurs qui en on fait vous le diront, ce qui reste avec la photo du graff (quand on arrive à l’avoir) c’est l’histoire sur comment on l’a fait. Et tous les souvenirs même mauvais, deviennent bons avec le temps ^^

Néanmoins ce livre ne s’adresse pas qu’aux initiés, au contraire, les néophytes et les non-initiés pourront un peu mieux comprendre et partager cette facette méconnue et tellement incompréhensible par les non-graffeurs ; ce que les médias appellent le « graffiti vandal ». Et vous constaterez en lisant que l’auteur –comme la plupart des pratiquants- est loin de l’image que véhicule les médias ; inculte, ignorant, en marge de la société etc…

Car pour les graffeurs, tout ça à un sens comme le raconte très bien Taylor ; exister, résister ou s’approprier un bout de l’anonymat des grandes villes par exemples…

Malgré quelques coquilles et un style très littéral, Trains Stories réussit le pari de partager cette facette si particulière et méconnue du graffiti. Car le graffiti c’est UN TOUT, on ne peut avoir les grandes fresques colorées qui plaisent au plus grand nombre (comme les pouvoirs publics) sans avoir de tags en rue et de métros/train peints. Sachez que souvent ce sont les mêmes qui peignent la nuit dans la rue ou les dépôts qui réalisent les fresques qui plaisent tant…

A lire (et pas que par des graffeurs) pour s’immerger dans cette culture méconnue (à juste titre) et comprendre un peu mieux un phénomène qui touche le monde depuis bientôt 50 ans….

04
Graffiti de Taylor sur un train belge

 *Système : Dans le jargon ; Avoir tous les modèles de trains/metro d’une ligne spécifique. Ex : Avoir peint les 3 modèles différents du métro de Bruxelles c’est avoir le système Bruxellois.

*Writer : Graffeur

Plus de photos et d’infos sur Taylor : http://www.allcityblog.fr/55184-taylor-train-stories/

Train Storie de Taylor | Éditeur : Alias Press | ISBN : 978-90-8170-13-8

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s