Kamen Rider [Manga de Shotaro Ishinomori]

Kamen Rider c’est un peu LE titre qui a initié le genre Henshin… Si les Power Rangers et autres existent aujourd’hui, c’est sûrement grâce a lui…

Synopsis :

Brillant étudiant en biochimie , issu d’une bonne famille Takeshi Hongo, est victime d’un accident pendant une course de moto… Ce dernier se réveille pendant les derniers préparatifs de l’opération censée le transformer en un cyborg surpuissant aux ordres d’une terrible organisation terroriste.

Il parvient à s’échapper avant de subir le lavage de cerveau qui l’aurait transformé en un pantin docile et soumis. Remis de ses émotions et ivre de revanche, il décide de revêtir le costume de Kamen Rider afin de combattre Shocker, l’organisation terroriste qui l’a transformé en cyborg et dont le but est d’asservir le monde et va combattre celle-ci armé de sa moto et de ses nouveaux pouvoirs.

Verdict :

Attention , nous voici face à une œuvre culte, une référence -qui même si elle n’est connue dans nos contrées que des initiés et autres passionnés- a lancé le courant Tokusastu, dont les descendants les plus connus chez nous sont X-Or, Bioman, San Ku Kai et autres Powers Rangers

Manga de 1971 créé par Shotaro Ishinomori (Sabu & Ichi, Cyborg 009, Le voyage de Ryu….), Kamen Rider est une œuvre intemporelle dont le message est encore aujourd’hui d’actualité. En plus, le titre est une référence du Tokusatsu/Henshin, genre dont la particularité est la présence d’un personnage (ou plusieurs) qui se transforme et qui font face a des ennemis/monstres qui ont généralement les mêmes attributs, en plus d’être divers et variés, funs et bigarrés. L’action et les combats sont les moteurs principaux du récit, couplé a une narration sans aucun temps mort.

Si vous avez vu un episode de X-or, ou Power Rangers dans votre vie, vous voyez de quoi je parle.

Pourtant même si Kamen Rider se veut être un shōnen d’action, celui-ci possède du fond et aborde les thèmes récurrents et chers à Ishinomori ; Humanisme, respect de la nature, des hommes/animaux, de la vie en général, des valeurs humaines… Et sans pour autant devenir un récit donneur de leçons.

Si certains qualifieront le scénario de convenu et prévisible c’est clairement qu’ils n’ont pas été plus loin que le tome 1 (sur 2) ! En effet le second volume recèle son lot de rebondissement et de « twist » scénaristiques et l’auteur nous livre un récit efficace, court et dense qui tient parfaitement et se suffit a lui même. Et d’ailleurs, ce court récit a suffit pour devenir une référence du Tokusatsu. Même si relativement linéaire dans sa narration et le développement de l’histoire, Kamen Rider est pourtant une œuvre prenante, immersive et ce même dans les passages plus explicatifs.

Même la fin, sans la spoiler (et bien qu’un peu abrupte) place le lecteur face à lui-même et le pousse à tirer sa propre morale et ses propres conclusions quant aux questions soulevées par Ishinomori au travers des actes de son héros.

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Le dessin est -selon certains- daté sans pour autant en être devenu obsolète, il est dans la lignée du style Tezuka, (Ishinomori ayant notamment travaillé comme assistant sur Astro Boy) perso j’aime beaucoup et quoiqu’on en dise l’ensemble est dynamique et fonctionne très bien. Et n’a pas a rougir face a certaines productions actuelles.

Le découpage des planches est bien géré et certaines trouvailles graphique pour illustrer la vitesse valent le coup d’œil ! Les scènes d’actions sont dynamiques et prenantes et les différents combats sont clairs et faciles à décrypter. J’ai particulièrement apprécié les doubles-pages où l’auteur prend le temps de faire ressentir toute l’atmosphère ou la tension de certaines scènes.

L’édition d’Isan Manga est juste sublime ! Couverture rigide avec impression en vernis sélectif, typo de titre en argenté brillant, pages cousues en cahier et non collées comme à l’accoutumée ; on est ici face à du travail de qualité qui en justifie le prix (+-25€ pièce). Si certains trouveront le volume un peu gros, (il regroupe 2 tomes de l’édition Japonaise) pas de soucis, on peut l’ouvrir largement sans risque de le « casser » (grâce notamment au dos rond) comme la plupart des volumes de ce type. L’impression est quand à elle nette et sans bavures, on regrettera juste l’absence de pages couleurs, néanmoins je peux pas certifier qu’ils en existent dans l’édition Japonaise.

Clairement un volume qui peut se placer à côté de volumes de littérature « classique » sans rougir de sa condition de manga… Une qualité qui justifie pleinement son prix bien plus élevé qu’un manga classique ou même d’une édition Deluxe.

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En résumé que ce soit la qualité de l’œuvre ou la qualité de l’impression, on est avec Kamen Rider et l’édition d’Isan Manga face à un travail de grande qualité.

A découvrir ne fut-ce que pour savoir d’où viennent ces fameux Héros masqués, mais surtout car c’est un classique avec un grand C, une œuvre incontournable du manga, a l’impact déterminant sur toute une culture et qui a généré pleins de suites/spin-off’s, sous formes de mangas, séries, films, animes, OAV’s etc. qui font de ce titre, un indispensable!

Tapez Kamen Rider dans Google pour vous faire une idée

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