Pandemonium (Manga de Sho Shibamoto)

Annoncé par Ki-Oon comme un Seinen à l’ambiance Burtonienne et complet en 2 tomes, que raconte Pandemonium, ce titre tout en couleurs et en sens occidental de lecture ?

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“Ceux qui hantent le ciel”…

La simple évocation de ces êtres supérieurs qui déchaînent sur terre des catastrophes naturelles aussi imprévisibles que meurtrières suffit à faire frémir les plus braves.

La rumeur prétend qu’ils auraient élu domicile au nord d’une ville côtière, sur des terres inexplorées et entourées de falaises vertigineuses que nul n’ose approcher…

C’est pourtant à leur rencontre que se dirige Zipher, transportant sur son dos le cercueil qui contient la dépouille de sa défunte petite amie… Pour lui, c’est certain, les mystérieux magiciens entendront ses suppliques et ramèneront sa dulcinée à la vie. Quand, épuisé, il s’écroule à l’approche de sa destination, il est recueilli par Domika, une des habitantes du village…

À son réveil, Zipher doit se rendre à l’évidence : en guise de miracle, c’est une détresse encore plus grande que la sienne qui l’attend dans le village des sorciers…

Verdict

gallery_474_9_28767.jpgPremières impressions ; Ki-oon a vu les choses en grand ! Grand format (+ grand qu’une édition Deluxe classique), papier et impressions de qualité, pour le moment ça s’annonce bien…

La couverture est un peu tristounette comme ça sur fond blanc/beige mais bon, passons plutôt au contenu du manga :

Alors on m’annonçait du tout en couleurs mais c’est plutôt du tout en sépia^^ Mais ça colle plutôt bien à l’atmosphère de l’œuvre donc je ne vais pas m’éterniser la dessus… L’ambiance Burtonienne annoncé par Ki-Oon ? On la retrouve, même si on est plus proche d’un Edward aux mains d’argents ou d’un Incroyable Noël de Monsieur Jack que d’un Charlie et la chocolaterie.

En gros, c’est sombre, triste, un peu malsain, limite glauque, mais ça colle, on se laisse happé par l’univers proposé. L’histoire oscille entre le conte pour enfants et l’univers post-apocalyptique… Une certaine mélancolie se dégage des pages et on éprouve rapidement une certaine empathie envers les différents personnages…

La galerie de personnages ou plutôt le bestiaire (des animaux humanisés !) contribue à ce côté « conte pour enfants » mais la tristesse des situations ou plus simplement de l’ensemble de l’œuvre font rapidement oublier ce côté enfantin. Car oui, tout le monde est malheureux dans Pandemonium ; Zipher car il a perdu celle qu’il aimait,  les habitants qui redoutent « ceux qui hantent le ciel » sont malheureux et ceux qui ont recueilli Zipher ne semblent pas plus heureux que les autres, malgré leur réputation de magiciens…

Par contre au début je n’arrivait pas à voir dans quoi voulait m’emmener l’auteur ! Le 1er tome même si il est très plaisant et se laisse lire ne m’avait pas permis de voir où la série voulait m’emmener… Pourtant, on sent bien que la série en à « sous le pied » mais rien ne se dévoile vraiment dans ce 1er tome, tout est comme en « attente »… Malgré tout, le côté décalé des personnages et du récit m’ont séduit et poussé a continuer ^^

La plupart des questions et autres secrets trouveront leurs réponses (parfois surprenante et inattendue) dans le second tome de Pandemonium. Le seul mystère qui ne trouvera aucune (mais aucune) réponse est le principal : Qui sont « ceux qui hantent le ciel » ?Pourtant le point de départ de ce titre, cette non-réponse n’empêche néanmoins pas de conclure le titre pleinement…

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Au final, Pandemonium, c’est une belle histoire, même si quelques « ficelles un peu grosses » sont employées pour conclure l’histoire. Et malgré ça, faut avouer que Sho Shibamoto , l’auteur, a réussi à créer une atmosphère unique et très immersive grâce à son coup de crayon et la colorisation en sépia de la totalité du manga. Et vu l’originalité du trait et de l’ambiance, j’aurais aimé une fin tout aussi originale ^^ En plus, le bestiaire crée par celui-ci ajoute beaucoup à l’atmosphère de son récit et aux émotions qu’il tente de nous transmettre dans un récit court mais intense malgré le côté très occidental de l’œuvre (sens de lecture, couleurs, découpage des cases…)

Certains risquent d’ailleurs d’être rebutés par ce côté très occidental et je ne pourrais pas leur donner entièrement tort : En effet si il n’y avait pas le nom d’un auteur Japonais sur la couverture, j’aurais pu croire que c’est une BD ou encore un global manga que j’avais dans les mains …

En seulement deux tomes, Pandemonium à réussi le pari de passionner et enchanter le lecteur avec son Univers unique, triste et mélancolique à la « Tim Burton ». Un bravo à Ki-Oon d’avoir publié ce titre original et atypique !

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