Jabberwocky (Manga de Masato Hisa)

J’ai déjà parlé de Area 51 un manga de Masato Hisa… Voilà une autre de ses oeuvres: Jabberwocky!  Je vais donc me laisser tenter…

Synopsis éditeur

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Dans un décorum très “Angleterre Victorienne”, les dinosaures n’ont pas tous disparu, ils ont évolué en êtres intelligents, et se sont cachés de l’Humanité pour survivre. Hantés par la peur de leur quasi-extinction, certains ont rejoint l’Humanité et ont embrassé diverses causes scientifiques, comme l’astronomie, la chimie et la biologie…

D’autres, sont obsédés par leur “droit d’aînesse” sur ce monde et tirent les ficelles de la politique dans l’ombre, quand ils ne tentent pas tout simplement de reprendre la domination du monde aux humains.

Les deux protagonistes de l’histoire sont Lily et Sabata Van Cleef. La première est une espionne, alcoolique, reniée par sa famille. Le second, pistolero d’exception, est un dinosaure, plus précisément un oviraptor.
Après avoir recruté Lily lors d’une mission en Russie, ils travaillent pour Chateau d’If, une organisation secrète spécialisée dans les faits étranges et les exactions de clans sauriens, exactions impliquant en général la révélation de l’existence des dinosaures ou des bouleversements de la religion et de la science.

Verdict

gallery_474_9_679.jpgBon, le pitch à base de dinosaures est clairement pas glamour et vendeur, mais comme dit plus haut, Jabberwocky est de l’auteur de Area 51 qui a été une claque! Alors je me laisse tenter ^^ J’attaque le récit, c’est dynamique, rythmé et plutôt bien foutu.
L’action se déroule dans une pseudo Angleterre Victorienne (+-1880) ce qui permet à l’auteur de créer une ambiance délicieusement rétro…

Dès les premières pages, avec l’explication des armoiries russes ou à la mention de Dorian Gray, ce manga éveille ma curiosité. Rapide présentation -musclée- de Lily Apricot, notre héroïne accro à la bouteille et après une sacrée phase d’actions, un brin d’explication sur le pourquoi du comment des dinosaures. Explications à base de survie, de pactes, de sociétés secrètes et tout le toutim…
Un brin cappilo-tracté pour certaines, mais bon ça ne gêne pas vraiment l’histoire.

La première affaire s’étale sur 165 pages pour deux chapitres. Elle introduit parfaitement (bien que succinctement) les personnages, lieux etc,

Deuxième affaire et bim ! Nouvelle mention de personnage connu: Nicolas Tesla !
Et on enchaine avec Galilée ou Le comte de Monte-Cristo
En gros, l’auteur prend un fait (historique, littéraire ou autre) et imagine une histoire « à sa sauce » autour. Les dinosaures n’étant qu’un prétexte pour développer un univers et des histoires totalement barrées avec. Le titre du manga est d’ailleurs tiré d’un célèbre poème de Lewis Carroll, Jabberwocky qui apparaît à l’origine dans le roman De l’autre côté du miroir (1871).

Et ça fonctionne plutôt bien, les dinosaures pourrait être des extraterrestres, des robots ou de Pokémons mutants ça marcherait pareil, les spécificités reptiliennes en moins ^^ On y trouve de l’action, des bonnes intrigues et un ton délicieusement décalé…
Pour nous aider à comprendre les nombreuses références, des pages de « Glossaire technique » prennent place en fin des chapitres.

L’univers est totalement décalé , les persos plutôt très spéciaux mais le tout forme un ensemble réussi et original.
Le dessin en aplat de noir et blanc est très particulier et contribue pleinement à l’atmosphère du manga. Je pourrais répéter ce que j’ai dit a propos du dessin et de la narration de Masato Hisa mais je préfère vous renvoyer vers mon article sur Area 51 ou j’ai décortiqué tout ça ^^

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L’ensemble est constitué de différentes affaires avec en fil rouge un sombre complot…Affaires généralement louche a la limite du WTF que le Château d’If devra dénouer. Le récit est cohérent, suivi et ca tient parfaitement en 7 tomes avec une vraie conclusion. Il existe une suite, Jabberwocky 1914 qui n’est malheureusement pas publiée chez nous.

Rien à dire sur l’édition, on est dans du Glénat classique et connu (type Berserk ou Gunmm Last Order)
En gros, une découverte originale qui me fait encore plus apprécier le travail de Masato Hisa…

Découvrez les premières pages : Glénat

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