Sun-Ken Rock

Ca y est.. On dit que les bonnes choses ont toujours une fin…

Et la sortie du tome 25 marque la fin d’un excellent titre : Sun-Ken Rock par Boichi. L’occasion de revenir sur ce titre.

Synopsis

gallery_474_10_19124Ken Kitano est un jeune lycéen orphelin et bagarreur, il décide de partir en Corée pour rejoindre Yumin la fille dont il est amoureux. Coréenne de naissance elle a quitté le Japon pour devenir policière. Et pour Ken c’est le début des galères : pas de boulot, pas d’argent, rien…
Un soir où il noie son chagrin au bar d’un resto ambulant il est confronté à une bande de voyous venus réclamer le « loyer » au patron. Après une série de coups de poings largement distribués par Ken , les voyous prennent la fuite…
Ce que Ken ne sait pas c’est que son action a été remarquée par Tae-soo, le boss d’un gang de quartier ! Et celui-ci compte bien l’enrôler dans sa bande de gré ou de force ! Pas vraiment le choix pour Ken, le voilà embarqué dans une nouvelle vie plutôt mouvementée…

Mais quand on fait partie d’un gang bien décidé à se faire une place en ville et qu’on est amoureux d’une policière, dur-dur d’allier les deux pour un Japonais fraîchement débarqué en Corée !

Verdict

On pourrait presque résumer Sun-Ken Rock en 3 mots:

  • Bastons, humour & Fan-service

Mais ce serait prendre un dangereux raccourci et résumer la chose en ce qu’elle a de plus basique…
Dès les premiers chapitres et le parallèle que fait Tae-Soo entre le fonctionnement et les objectifs d’un gang de Jo-Pok (mafieux Coréens) et ceux d’un état on comprend vite que sous la baston l’auteur essaye de faire passer un message.
D’accord le message est par moments clairement noyé sous une montagne de bastons & de Fan-service mais il est bel et bien là.
Au fil des tomes on découvre donc de nombreuses critiques sur la société Coréenne. EX: L’auteur dénonce à travers ses personnages, les actions de la Corée durant la guerre du Vietnam particulièrement les exactions commise par l’armée Coréenne sur les civils.
Et tout ça parfaitement intégré à l’intrigue et aux parcours de la Sun-Ken Rock team.

gallery_474_10_14744En nous invitant à suivre le parcours de la Sun Ken Rock team, de ses débuts comme petit gang de quartier à leur accession aux plus hautes strates de la pègre, Boichi nous livre un récit nerveux, immersif et prenant, extrêmement bien documenté et expliqué. Et il n’y va pas de main morte, il décrit les violences, les pressions, les prises de pouvoirs par la force ou encore les liens entre pègre et politique…
Ken n’étant ni coréen, ni mafieux, on apprend les « ficelles du métier » en même temps que lui, ce qui contribue vraiment à l’immersion dans l’univers Sun-Ken Rock !

On ne peux pas dire non plus (et malgré son thème) que Sun Ken Rock soit un pur seinen, l’auteur ayant pris soin de mêler à son récit quelques codes shonenesque ( l’entrainement dans la montagne, je me relèverai toujours, 5 VS 300…) et ce pour mon plus grand plaisir^^
L’auteur alterne donc entre bastons « bon-enfant » type shonen (sans morts) à des scène de crime, viols, torture et autre joyeusetés nettement plus Seinen dans le ton et la forme, le tout formant un ensemble plutôt réussi et cohérent.

Évidemment tout n’est pas rose: le récit souffre par moment de quelques ralentissements ou de passages dispensables, mais c’est le lot de quasi toutes les séries

Coté bastons on est servi !
Des affrontements de folie, des coups comme si il en pleuvait…Bref, des combats qui prennent aux tripes.
Que ce soit les 6 membres de la Sun-Ken Rock team, Ken ou les différents antagonistes, l’auteur nous livre une galerie de personnages charismatiques, attachants ou détestables, allant du héros pur et juste au psychopathe en passant par le second couteau de base.
Si l’ensemble du manga se veut résolument sérieux, une des vraies forces de Sun-Ken Rock c’est son humour décapant et omniprésent. L’auteur arrive à passer d’un moment sérieux ou dramatique à une situation totalement décalée et drôle en un instant.
Boichi se servant énormément du dessin pour faire passer l’humour passant d’un dessins réaliste et détaillé à un dessin type Super Deformed pour asseoir les passages comiques et faut avouer que ça marche !

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En parlant du dessin, on va faire simple; tout est magnifique dans Sun-Ken Rock!
Les personnages, les décors, l’action, le découpage, la dynamique des scènes, tout est extrêmement précis, calculé, juste…
Le travail de Boichi sur les expressions de ses personnages est juste hallucinant et il arrive à résumer une situation uniquement avec une expression sur un visage…

Pour le plus grand plaisir des garçons Sun-Ken Rock est plus que largement saupoudrés de Fan-service (frôlant par moments le Hentaï).
Si certains passages « hot » contribuent vraiment au récit, d’autres sont clairement gratuits, donc dispensable et auraient même tendance à ralentir l’intrigue…

A partir du 14e tome, des histoires courtes prennent +- régulièrement place en fin de volumes. histoires principalement centrées sur les aventures policières de Yumin. Relativement anecdotique , ces histoires se laissent lire sans laisser un souvenir impérissable.

Pour les amateurs de bouffe désireux de découvrir les nombreuses spécialités culinaire Coréenne, avec Sun-Ken Rock ils seront servis!
En effet pour les membres du gang, tout est prétexte pour aller manger et faire découvrir à Ken le Japonais les merveilles de la cuisine coréenne avec force et détails. Et par moments ça donne vraiment l’eau à la bouche… Le final est bien vraiment tourné et original dans le traitement. J’vais pas spoiler mais si je me doutait que ça finirait comme ça, c’est pas le déroulement auquel j’aurais pensé…
En bref; si tu aimes les mangas de mafieux avec de la baston, pas mal d’humour, une bonne dose de Fan service, tout ça servi avec bonne intrigue et parfois même un peu de fond, Sun-Ken Rock est fait pour toi ! (et en plus ça tient en 25 tomes^^)

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Edition

Niveau édition, Doki-Doki a vraiment fait du bon boulot:
Belle impression, pages couleurs en début de tome, bonus, clefs de compréhension et mots de l’auteur fidèlement traduit.
Le petit plus spécial pervers : Quand on retire la jaquette flottante, on trouve un dessin original sur une des passions de l’auteur : les fesses ^^

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4 commentaires

  1. Je ne sais plus où j’en étais, mais il y avait un peu d’essoufflement (avec des passages chaud-chaud^^). L’ennui de lire les tomes 1 par 1, c’est qu’on se rend facilement compte lorsque ça n’avance pas trop et j’ai décidé d’attendre la fin de la série pour tout reprendre. Les dessins sont vraiment magnifiques. A chaque fois que j’achetais un tome, je retirais la jacket pour admirer le dessin en dessous (et euh, je ne suis pas une perverse haha). Pas sûre d’être fan de baston et de fesses, mais j’ai de suite accroché à cette série au cocktail détonnant. J’espère que la fin ne me décevra pas !

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